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15% des petites américaines entrent en puberté à 7 ans !

Une étude publiée hier dans Pédiatrics met en lumière une évolution qui laisse songeur : les petites filles américaines entament leur puberté de plus en plus tôt. Selon cette étude, près de 15% des petites filles présenteraient les premiers signes de puberté dès l’âge de 7 ans, et 20% auraient les premiers poils pubiens à 8 ans. L’étude n’a cependant porté que sur 1239 jeunes filles dans seulement trois régions des Etats-Unis, ce qui pousse ses auteurs à ne pas vouloir en généraliser les résultats pour le moment.
 
Mais elle vient renforcer une étude menée au Danemark et dont les résultats, publiés en 2009, montrent que l’âge de début de développement de la poitrine chez les jeunes européennes a reculé d’un an entre 1991 1993 et 2006 2008.
 
Un autre signe qui pose question est le suivant : ces chiffres varient selon les origines ethniques des fillettes : seulement 10,4% des jeunes filles blanches présentent les premiers signes de puberté à 7 ans contre 14,9% des fillettes d’origine hispaniques. Et à huit ans, près d’une enfant noire américaine sur trois (31,6%) et d’une fillette hispanique sur cinq (18,9%) présentent des signes de puberté.
 
Les questions sont nombreuses autour des raisons de ce glissement de la puberté vers un âge plus précoce. Plusieurs facteurs sont avancés sans pour autant avoir été mis clairement en lumière. D’une part, on estime que l’obésité précoce qui se traduit souvent par une tension artérielle plus élevée que la moyenne ainsi que par un plus grand taux de sucre dans le sang, peut déclencher précocement la puberté. Ce facteur est en tout cas avancé par les auteurs de l’étude américaine.
 
On commence d’autre part à pointer du doigt certains perturbateurs endocriniens, tel le Bisphénol A, que la vie "moderne" a contribué à disséminer dans notre environnement quotidien : on en retrouve dans les plastiques, les conditionnements d’aliments et parfois même dans la nourriture. Ces molécules ont la caractéristique d’être très similaires à certaines hormones humaines, notamment les oestrogènes. Ces substances sont, elles, mises en avant par l’étude danoise.
 
Ces facteurs déclenchants pourraient expliquer - en partie - les différences dans les groupes ethniques. Le niveau de vie des différentes communautés américaines est en effet assez inégal et des corrélations ont été faites entre richesse et obésité voire alimentation saine.

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