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A Rangoon, la junte continue les arrestations

A Rangoon, les autorités birmanes ont à nouveau interpellé des dizaines de nouvelles personnes dans la nuit du 3 au 4 octobre dernier. Ce sont désormais toutes les nuits qui sont le théâtre de ratissages de quartiers entiers. Alors qu’un couvre-feu a été imposé, certains secteurs de la ville sont plus touchés que d’autres, notamment celui de la pagode Shwedagon où d’importants défilés ont été organisés par des moines bouddhistes. Alors que les témoignages parviennent de source sous couvert d’anonymat, des suspects ont été listés par les forces de sécurité. Ceux-ci ont été filmés ou photographiés durant les manifestations des 24 et 25 septembre dernier. Les arrestations sont ciblées, mais comme un habitant de Rangoon le déclare à l’AFP, « bien que de nombreuses personnes aient été interpellées dans la nuit, il est impossible de dire combien avec précision ».

Il est à noter également, et selon cette même source, que « certains marchands ambulants habituels autour de la pagode Shwedagon ont disparu ». La junte sillonne les rues de la ville dans des véhicules équipés de haut-parleurs. Le message qu’ils diffusent est le suivant : « Vous devez rester chez vous. Ne sortez pas. Nous avons les photos des personnes que nous recherchons. Nous allons les arrêter ». 80 moines et 149 femmes, qui pense-t-on sont des religieuses bouddhistes, ont été libérés par les forces de sécurité dans les dernières 24 heures. Ces derniers avancent leur crainte, en déclarant « qu’il est impératif de se cacher en attendant que les choses reviennent à la normale ».

Même pendant la journée, où les militaires sont moins visibles, la population de Rangoon est livrée à la peur. Tout le monde s’accorde à dire que le nombre de tués à ce stade de la répression est « bien supérieur » aux treize victimes affichées par les sources officielles birmanes. Un émissaire de l’ONU, Ibrahim Gambari, s’est retrouvé sur le sol birman depuis la semaine dernière. Mercredi dernier, il a pu délivrer à la junte militaire ce que le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qualifie de « message fort ». M. Gambari a pu en effet s’entretenir avec d’une part les chefs militaires et d’autre part la figure de l’opposition Aung San Suu Kyi. Les autorités lui ont accordé le droit d’atterrir à nouveau sur le sol birman en novembre prochain. L’Union européenne, quant à elle, s’est déclarée unanime pour durcir les sanctions contre le régime en place.


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