Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Actu en bref > Affaire Polanski : le procureur avait menti

Affaire Polanski : le procureur avait menti

C’est ce qu’on appelle une volte-face. David Wells a déclaré au Los Angeles Times qu’il avait menti. Dans le documentaire Roman Polanski : Wanted and desired, ce procureur à la retraite, aujourd’hui âgé de 71 ans, avait révélé avoir déclaré au juge chargé de l’affaire qu’il fallait envoyer Roman Polanski en prison. Les avocats du cinéaste s’étaient notamment basés sur cette déclaration pour demander l’abandon des poursuites après la diffusion du film, en décembre 1978. 
 
« Je dois vous dire, j’ai menti » a déclaré David Wells au New York Times, lors d’un entretien téléphonique de mercredi. J’ai inventé cette histoire pour « me faire mieux voir ». L’ancien procureur avait en effet déclaré dans Roman Polanski : Wanted and desired, documentaire de Marina Zenovitch, qu’il avait conseillé au juge Laurence J. Rittenband, alors chargé de l’affaire (il est décédé en 1993), d’envoyer Roman Polanski en prison. 
 
Ce dernier a d’abord été inculpé en 1977 de six chefs d’accusation, notamment le viol et la sodomie. Il a accepté de plaider coupable afin de ne pas risquer une peine de prison trop lourde. Le juge a décidé de commuer sa peine de 42 jours déjà servi. Mais Polanski a fui les Etats-Unis en 1978 après avoir été informé que Rittenband avait prévu de le renvoyer en prison pendant des années. 
 
Cette spectaculaire rétractation de David Wells a été révélé sur le site Web Daily Beast par Marcia Clark, ancien procureur du district de Los Angeles qui avait suivi l’affaire OJ Simpson. L’ancien procureur a précisé qu’il a déjà informé de son mensonge, il y a plusieurs mois, le bureau du District . Ce n’est qu’avec l’arrestation du cinéaste Franco-polonais à Zurich samedi soir que M. Wells a révélé son mensonge. Selon son témoignage, il aurait menti dans le documentaire car il pensait que celui-ci ne serait pas projeté aux Etats-Unis. En réalité, cette rétractation publique lui permet de se protéger devant la justice. Si il avait continué à mentir à la barre, il y aurait eu parjure.
 
Tchad Hummel, un des avocats américains de Roman Polanski a refusé de commenter les récentes déclarations de David Wells. 
 
 

Moyenne des avis sur cet article :  (0 vote)




Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès