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Airbus dans l’Hudson, miracle et héroïsme

La température de l’air était de –6° et celle de l’eau de 6°. Autant dire un froid de canard. Pourtant les 155 passagers du vol US Airways Flight 1549 ont eu chaud. Façon de parler. Mais ne vaut-il pas mieux un bain dans l’eau glacée de l’Hudson qu’un crash sur la terre ferme ? La première solution a donc été préférée par le commandant de bord. Un héros national.

A New York, les histoires de crash aériens sont sensibles. Il y a un précédent très fâcheux. Aussi les Américains ont-ils applaudi au dénouement de ce qui aurait pu être hier, vers 15 heures, heures locales, une tragédie.

Les 150 passagers et les 5 membres d’équipage de ce vol qui venait juste de décoller de New York La Guardia, à destination de Charlotte (Caroline du Nord, sud-est), ne regarderont plus l’Hudson de la même façon et seront sans doute éternellement reconnaissant à

Ce sont officiellement les oiseaux qui sont la cause de cet accident spectaculaire. Ils auraient endommagé les deux réacteurs et obligés le pilote a trouvé dare-dare une solution pour ne pas s’écraser sur New York, un scénario de cauchemar que dans la grosse Pomme on n’a pas du tout, mais pas du tout envie de revivre…

John Howell, un des passagers, confirme cette version : « Nous avons frappé un troupeau d’oiseaux, un grand troupeau d’oiseaux » a t-il pensé sur le moment. C’est ce qu’il a confié au New York Times qui a évidemment consacré la une de son site web à cette catastrophe évitée.

Au moment de l’impact avec les oiseaux, le pilote, Chesley Sullenberger, un homme aguerri de 67 ans, aurait déclaré, selon lefigaro.fr : « Préparation à l’impact, parce que nous allons vers le bas ». Jeff Kolodjay, un des passagers confie : « C’était extrême. Vous ne pouviez que vous en remettre au pilote. Il a fait un sacré atterrissage ».

Elizabeth McHugh a ressenti alors comme un « big bang », Karin Hill, étudiante, évoque « un grand bruit sourd ». Ensuite, les passagers ont « entendu » un immense silence. « Les grands moteurs de l’avion ont péri, et l’avion était désormais dangereusement sur un vol à voile de la nation la plus densément peuplées. »

Un autre passager, Alberto Panero, a déclaré que le jet a entamé un virage :
« Je me suis dit, bon, nous allons revenir à l’aéroport », a t-il déclaré ensuite sur une chaîne de télévision. Des odeurs de gaz oil commençaient à pénétrer à l’intérieur de l’habitacle et pour les passagers c’était toujours l’incertitude : « Nous ne savions pas si nous avons été frappé l’eau ou si l’on frappe la terre ».

Jusqu’au moment où tout le monde a compris que l’avion s’était échoué dans les eaux glacées du fleuve, des eaux qui commençaient à s’insinuer dans la cabine de l’appareil… Heureusement, comme on le sait maintenant, chacun a pu sortir, sec et en vie, et se retrouver sur les berges de l’Hudson, acheminé dans des canots, alors que l’avion qui entamait sa descente vers le fond du fleuve était entouré de ferries et de navires.

Le New York Times raconte cette anecdote. Un ami attendait un des passagers à Charlotte-Douglas International Airport, lieu d’arrivée de l’appareil. Inquiet de son retard, il lui a envoyé un e-mail de son BlackBerry : "Où es-tu ?" Son ami lui a répondu ces quelque mots : « J’ai débarqué dans l’Hudson."

Crédit photo : nytimes



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Babar

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