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Anarchie à la Nouvelle-Orléans

LA NOUVELLE-ORLEANS (AP)

L’anarchie s’est emparée de La Nouvelle- Orléans, quatre jours après le passage dévastateur de l’ouragan Katrina. Dans une ville dévastée par le pillage, des victimes ont été battues et violées, des cadavres gisent dans les rues, alors que les survivants désespérés se battent pour être évacués et que d’autres tirent sur les secouristes et les policiers.

Les autorités de la ville ont qualifié de "honte nationale" les efforts d’assistance décrits comme les plus grands de l’histoire américaine par George W. Bush, et ont demandé quand les renforts promis de la Garde Nationale arriveraient réellement dans la ville qui échappe à tout contrôle.

Le secrétaire à la Sécurité intérieure Michael Chertoff a affirmé que le gouvernement envoyait 1.400 gardes nationaux par jour pour rétablir l’ordre, et que 2.800 soldats se trouvent déjà dans La Nouvelle-Orléans.

"Ici des personnes sont violées, des personnes sont battues. Des touristes marchent dans cette direction, et ils sont attaqués", a déclaré le chef de la police Eddie Compass.

Le maire de la ville a lancé jeudi un "SOS désespéré", alors que 15 à 20.000 personnes de plus en plus excédées par la faim, la promiscuité et le désespoir attendent leur évacuation au Centre des congrès et que plus de 30.000 autres survivants sont massés dans le Superdome.

"C’est un SOS désespéré. Actuellement, nous sommes à court de ressources au Centre des congrès et nous n’avons pas prévu assez de bus. Nous avons besoin de bus", a déclaré le maire Ray Nagin.

"Nous sommes là comme des animaux. Personne ne nous aide", lançait le pasteur Issac Clark, 68 ans, devant le bâtiment, où les cadavres gisent en plein air, au milieu des réfugiés affamés, se plaignant d’avoir été abandonnés sans eau, ni nourriture ou médicaments.

Un hélicoptère de l’armée a dû renoncer à se poser pour apporter de l’eau et de la nourriture aux réfugiés devant l’aggressivité de la foule, et a largué les vivres à trois mètres de hauteur avant de repartir.

"Les hôpitaux essaient d’évacuer. Mais dans chacun d’entre eux, on nous rapporte que des gens tirent sur les hélicoptères lorsqu’ils arrivent. Il y a des personnes qui canardent la police et les hélicoptères, en leur disant ’Vous feriez mieux de venir évacuer ma famille’", a déclaré le porte-parole du centre de secours d’urgence de La Nouvelle-Orléans, le lieutenant Cheri Ben-Iesan.

Dans l’espoir d’apaiser la situation, le maire Ray Nagin a autorisé les réfugiés à emprunter un pont vers la rive droite de la ville, épargnée par les eaux. AP


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