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Accueil du site > Actualités > Actu en bref > Avec « Les Trois Brigands », Tomi Ungerer s’anime

Avec « Les Trois Brigands », Tomi Ungerer s’anime

Les Trois Brigands contre le Père Noël  ? Ouh, ça fait peur... Noël, période bénie pour le cinéma. Surtout pour les sorties familiales. C’est l’époque des grosses machines américaines. Des blockbusters pour kids. Souvent du n’importe quoi avec effets spéciaux garantis. Mais c’est aussi l’époque où des productions moins formatées, tout aussi inventives et bien plus surprenantes sortent sur les écrans. C’est le cas des Trois Brigands.

A l’origine, un livre. Publié par Tomi Ungerer en 1960 à l’Ecole des loisirs. Ungerer, l’un des maîtres de l’illustration contemporaine. Pour enfants et pour adultes. A la fois et séparément. C’est l’un des traits de génie de Ungerer, aussi à l’aise dans l’érotisme que dans l’illustration enfantine

Les Trois Brigands fait partie de ces histoires qu’on ne se lasse pas de (se) raconter. Féroce et tendre. Touchante. Sans moralisme. Sans bons, sans mauvais. La petite fille est une charmante chipie. Les brigands sont de bons vieux détrousseurs à l’aspect terrifiant, mais pas méchants. Evidemment dans le livre, comme dans le film qui suit l’histoire à la trace, les brigands rencontrent la petite fille, Tiffany.

C’est un peu Boucle d’or et les trois ours. Mais version Ungerer. Entre les trois vieux papys tendance Gotainer et la minette qui, comme toutes les minettes, n’a pas froid aux yeux, une histoire se trame. Pas facile, d’abord. On a son petit caractère. Mais une histoire tout de même. Dans l’histoire.

Dans l’ombre de la forêt dans laquelle évolue cette petite fille de conte, il se passe des choses. Un peu comme dans les marges d’un livre. Les amateurs du bouquin n’y perdent pas au change. Le narrateur du film, une production franco-allemande, est Tomi Ungerer lui-même. Alsacien natif, il narre dans les deux versions originales. Il a supervisé aussi la réalisation, les dessins. Ce n’est pas le livre filmé qu’on voit sur l’écran. Ce n’est pas non plus de la 3D. ça incite à la rêverie. A la tendresse.

On sourit en lisant Le Monde qui « accuse » Tomi Ungerer de « succomber aux sirènes du cinéma grand public ». La maison de distribution des Trois brigands, Gébéka, est loin d’être DreamWorks. Mais c’est l’une des entreprises les plus inventives et dynamiques du secteur. Son catalogue compte notamment les adaptations de films de Grégoire Solotareff, lui-même illustrateur à l’Ecole des loisirs, comme Tomi Ungerer.

Les Trois Brigands vous attendent à l’ombre de la salle obscure. Courez-y vite !

Crédit image : Gébéka


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Babar

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