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Bayrou, l’insulte fatale ?

Incroyable échange hier soir sur France 2. Le candidat du MoDem a violemment attaqué verbalement Daniel Cohn-Bendit, chef de fil d’Alliance écologie. Pour l’ensemble du personnel politique, François Bayrou est allé trop loin.

Ce matin sur France inter, invité du 7/9 de Nicolas Demorand, Daniel Cohn-Bendit n’a pas voulu s’étendre sur l’échange verbal incongru qui l’a opposé la veille sur le plateau d’A vous de juger, émission d’Arlette Chabot sur France 2. A la radio, il expliquait ce matin que l’heure était aux élections européennes, mais il a promis qu’il y aurait, après des explications avec François Bayrou dont les propos renforceront sûrement l’abstention à 48 heures des élections européennes.

« On se téléphone souvent, vous êtes venu trois fois à l’Elysée », souligne François Bayrou qui reproche au Vert de fréquenter le président de la république. Celui-ci lui répond que ces relations s’inscrivent normalement dans un cadre politique et qu’elles n’ont rien de privé. Bayrou insiste. Daniel Cohn-Bendit réagit vivement : « Je trouve ça ignoble de ta part. Jamais tu ne seras président de la république parce que tu es trop minable ».
 
Le président du MoDem lance alors : « Je ne suis pas sûr que vous puissiez utiliser le mot ignominie ». Il est allé trop loin, il lui faut poursuivre : « C’est ignoble d’avoir poussé et justifié des actes envers des enfants ».

Cette histoire à laquelle se réfère François Bayrou est connue de tous et figure sur la page Wikipedia consacrée à Dany Cohn-Bendit. Elle commence ainsi : « En 2001, une polémique a lieu a propos de son livre Le Grand Bazar (Belfond, 1975), où il racontait ses activités d’aide-éducateur au jardin d’enfants autogéré de Francfort. Il déclare à ce propos : « Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème… ».

Histoire ancienne et réglée. Heureusement pour François Bayrou, le leader des Verts qui expliquait-il encore ce matin sur France Inter a toujours discuté, n’est pas homme à porter l’affaire devant les tribunaux, mais l’on peut s’interroger sur la stratégie du chef du MoDem. D’abord ce discours éloigne de l’Europe. Ensuite ces élections ne sont pas présidentielles, enfin Daniel Cohn-Bendit ne brigue pas l’investiture suprême. Ce dernier reconnaît volontiers avoir dépassé les bornes lors d’un meeting et violemment attaqué, sur le terrain politique, François Bayrou. Ce qu’il regrette aujourd’hui.

Mais son adversaire d’hier soir n’est-il pas allé trop loin. C’est l’avis de nombreux hommes politiques. Dominique de Villepin, l’ancien premier ministre, juge cette intervention "très regrettable". Michel Barnier, chef de file des listes UMP aux élections européennes, dénonce une attaque "misérable" du dirigeant centriste contre Daniel Cohn-Bendit. Quant à Benoît Hamon, porte-parole du PS il estime ne pas se sentir « appartenir à ce type ou cette race d’hommes politiques qui sont prêts à tout pour essayer de gratter une petite place sur l’échiquier ».

 

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Babar

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