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Berlusconi, ce n’est pas gagné

Pour Silvio Berlusconi, c’était gagné. Depuis hier, ça l’est moins. Après la déclaration ce dimanche 17 février du centriste Pierferdinando Casini qui se désolidarise spectaculairement de son ex-allié Silvio Berlusconi, ce dernier compte ses forces. Il a maintenant du souci à se faire.

Selon Le Figaro, « le président de l’UDC centriste Pierferdinando Casini ne fait "plus confiance à Silvio". Ce catholique de 52 ans issu de la mouvance démocrate-chrétienne a décidé de faire cavalier seul. Son parti ne fera pas partie des listes uniques du "Peuple de la liberté" que formeront conjointement Forza Italia et Alliance nationale (AN, conservatrice) pour les élections législatives ».

Ces élections qui font suite à une grave crise institutionnelle survenue en début d’année en Italie, doivent avoir lieu le 13 et le 14 avril prochain. Silvio Berlusconi, lors de consultations menées par le président du Sénat, avait lui-même réclamé la tenue du scrutin. Sûr de sa victoire, il pensait alors remporter les élections haut la main grâce à ses alliés traditionnels. Mais le leader de l’UDC s’est interrogé ouvertement hier dimanche 17 février dans le Corriere della Sera : « Pourquoi devrais-je engager une bataille aux côtés d’un homme en qui je ne crois plus ? Je suis fatigué d’entendre toujours les mêmes slogans, les mêmes promesses vaines, la sempiternelle litanie des chiffres et des dépenses sans couverture budgétaire, les discours faits pour plaire aux gens plutôt que pour dire la vérité ».

A l’image d’un François Bayrou, Casini cherche une troisième voie dans un pays politiquement exsangue. Il n’est pas extravagant de penser qu’il pourrait s’allier avec Walter Veltroni, leader du centre gauche qui engrange les points dans cette campagne puisqu’il est crédité de 34 à 38 % des voix. « Nous sommes en pleine remontée. Nous gagnons deux points par semaine. »

Le Figaro rappelle que Casini quant à lui « a appelé tous les centristes modérés à se réunifier ». « Discutons ensemble. Le temps n’est plus aux divisions », a t-il déclaré. L’UDC n’est pas capable a elle toute seule de remporter des élections, mais, potentiellement créditée de 6 % elle est une force d’appoint non négligeable. Pour Le Figaro, « la défection de l’UDC affaiblit les chances de Berlusconi d’obtenir une ample majorité au Sénat. Le Cavaliere affirme qu’il aura dix-sept sénateurs de plus. Il risque toutefois de perdre six ou sept régions. Compte tenu de l’appui de la Ligue du Nord qui réalise un score équivalent à l’UDC et du ralliement de groupuscules d’extrême droite, ses listes devraient réaliser 44 à 46 % ».

Pour Le Monde, « L’impression de "droitisation" du mouvement de Silvio Berlusconi est accentuée par le profil de ses deux autres alliés : la Ligue du Nord (formation régionale populiste et xénophobe) et Alternative sociale d’Alessandra Mussolini (extrême droite) ».


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Babar

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