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Besancenot, l’interpellation qui interpelle

Que veut la police à Olivier Besancenot ? Le plus célèbre facteur de France et le porte-parole de la LCR était entendu hier mardi au commissariat de police de Nanterre (Hauts-de-Seine). Il y était entendu, ainsi que deux collègues syndicalistes de Sud-Ptt, suite à une plainte déposée par le directeur du centre de tri de Nanterre. La confrontation a duré de 9h à midi. Etrange interpellation, alors qu’Olivier Besancenot s’apprête à lancer son Nouveau Parti Anticapitaliste au début de mois de février et que les sondages lui sont très favorables à l’approche des élections européennes… D’aucuns s’interrogent : s’agit-il là d’une volonté affichée de criminaliser le mouvement social ?

Les faits remontent au 10 novembre dernier. Lors d’une manifestation de postiers de Nanterre, Olivier Besancenot a une altercation verbales avec Jean-Baptise Casanova, directeur du centre de tri du courrier de la ville. Ce dernier chute et se relève assez vite. Bilan : trois jours d’arrêt de travail. Pour le groupe La Poste la blessure au coude de M. Casanova est due à cette chute. Pour la LCR, c’est une « simulation grossière et malhonnête de chute ». Bref, ma parole contre la tienne.

Sauf que, précise lesechos.fr, « le directeur a porté plainte pour violences volontaires aggravées en réunion, mais il a été incapable de dire devant les policiers que l’un de nous l’avait bousculé ou touché », a déclaré hier Olivier Besancenot, avant d’annoncer lui-même des poursuites pour « dénonciation calomnieuse ». Quant à Jean-Baptiste Casanova il n’a pas souhaité commenter.

 « Cette attaque, rappelle 20minutes.fr, contre Besancenot incarne une stratégie plus globale de diabolisation de l’extrême gauche, qui gagne des points par temps de crise, dans la foulée de divers événements (affaire de Tarnac, émeutes en Grèce, grève à la gare Saint-Lazare...) ».

Jean-Luc Mélenchon n’a d’ailleurs pas tardé à dénoncer cette opération de police « la multiplication des intimidations policières, judiciaires ou patronales de militants syndicaux ou politiques, dans le seul but de faire taire l’exaspération sociale et civique ».
Selon lefigaro.fr, « L’un des autres syndicalistes convoqués avec Olivier Besancenot, Gaël Quirante, a quant à lui estimé qu’« au lieu de faire convoquer des syndicalistes au commissariat, La Poste ferait mieux d’entendre les revendications des salariés ». Gaël Quirante fait l’objet d’une mesure de licenciement suite à cette affaire.

Olivier Besancenot a quant à lui déclaré au nouvelobs.com « "La Poste des Hauts-de-Seine craint plus que toute l’extension des conflits. La convocation au commissariat "ne fait que renforcer notre enthousiasme dans les mobilisations sociales ».



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Babar

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