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Bientôt nous serons tous obèses ?

L’obésité est en train de nous rattraper. Elle est considérée comme la maladies des pauvres. En effet plus on mange gras ou sucré, moins on mange cher car les prix sont devenus inversement proportionnels à la densité calorique.

Certains experts considèrent l’obesité comme une épidémie à cause de sa propagation. Un rapport de l’INSERM souligne que l’obésité affecte en France 11% des adultes et 4 % des enfants. Deux fois plus qu’il y a 5 ans. C’est devenu un mal qui menace les pays riches. Un rapport commandé par l’Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé (Opeps) se penche sur déterminants économiques du développement de l’obésité. L’obésité est passée, entre 1998 et 2003 de 8 % à 11 % chez les adultes et de 2 % à 4 % chez les enfants. Le surpoids touche désormais 30 % des adultes et 16 % des enfants et des adolescents. Les cadres et professions libérales comptent de leur côté deux fois moins d’obèses que les artisans et les commerçants.

Si cette progression est "multifactorielle" (changement de mode de vie, sédentarité, etc.), l’offre alimentaire a considérablement évolué, et les consommateurs vivent dans un environnement "nutritif" favorisant la prise de poids. Ainsi, constate l’Inserm, la plus grande disponibilité d’aliments prêts à consommer s’est accompagnée d’une baisse des prix e n faveur des produits caloriques. (Le Monde)

« Les foyers modestes subissent des contraintes plus fortes en termes de revenus et de temps, explique Pierre Combris, économiste et coauteur du rapport de l’Inserm *. Ils sont aussi moins informés sur les conséquences pour la santé de leurs comportements alimentaires. » Or l’évolution du coût des calories a joué en leur défaveur. Alors que le prix des corps gras diminuait de moitié au cours des cinquante dernières années, celui des fruits et légumes a été multiplié par trois. Conséquence : un quart des Français - les plus aisés - consomment trois fois plus de légumes que les 25% les plus précaires. (Le Figaro)

Chez les personnes obèses, les muscles garderaient l’habitude de stocker la graisse au lieu de la détruire, une mauvaise habitude que des régimes pauvres en calorie ne suffiraient pas à contrer, expliquent des chercheurs américains. L’équipe de Deborah Muoio (Duke University) a montré qu’une enzyme qui empêche la dégradation des graisses dans les muscles est trois fois plus présente chez les personnes obèses que chez les personnes minces. Cela est dû à la suractivité du gène qui code pour cette enzyme, appelée SCD1. (Nouvel Obs)

Le programme national nutrition santé était lancé en Lancé en janvier 2001, le programme national nutrition santé (PNNS) avait notamment pour objectif de réduire de 20 % la prévalence du surpoids et de l’obésité chez les adultes et de stopper son augmentation chez les enfants.

Le phénomène de l’obésité n’est pas propre à la France, en effet l’Italie aussi est rattrapé par le surpoids. Selon un étude réalisée par l’organisation agricole Coldiretti, , les enfants italiens seraient beaucoup plus gros que la normale. "Plus de 36% des enfants âgés de 10 ans sont obèses, c’est le taux le plus élevé en Europe" selon Coldiretti.


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