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Budget de la justice : grogne chez les députés UMP

Alain Marc, Yannick Favennec, Jean-Louis Léonard, Jean-Marie Sermier et Louis Guédon ont deux points communs : ils sont députés UMP et menacent tous les cinq de voter contre le budget de la justice qui sera présenté le 15 novembre s’ils ne sont pas entendus à propos de la réforme de la carte judiciaire.
Selon Le Monde, "c’est une pseudo-concertation", a déclaré Alain Marc, député de l’Aveyron, en dénonçant la "logique comptable", de l’administration judiciaire. "Nous sommes, a-t-il poursuivi, pour une réforme, mais pas pour une réforme sans concertation et uniquement à charge."

« La "datillonite" ne passera pas », a encore déclaré Yannick Favennec au Figaro. Le député de la Mayenne est remonté contre la fermeture annoncée des tribunaux d’instance de son département. « Nous sommes pour l’aménagement du territoire, mais contre son déménagement », a-t-il ajouté, accusant Rachida Dati d’ « une forme d’autisme à l’égard des élus ».
Le député qui est particulièrement en verve à propos de Rachida Dati estime que la Garde des Sceaux « refuse de prendre en compte les spécificités du monde rural. Elle ne nous reçoit pas ».
Le Monde rappelle que de son côté un autre député UMP, Max Roustan (Gard), « avait adressé il y a plusieurs semaines une lettre ouverte au président de la République, Nicolas Sarkozy, pour protester contre les conditions de la réforme de la carte judiciaire. »

Les uns et les autres dénoncent le manque de concertation. Reprenant la formule choc prononcée par François Fillon hier, le député de Maine-et-Loire Michel Piron est d’accord pour « attacher sa ceinture » face aux turbulences annoncées en novembre en réaction aux différentes réformes en cours, mais, selon Le Figaro, « il refuse de "se mettre un bandeau sur les yeux et des boules dans les oreilles" face au projet de fermeture du TGI de Saumur, qui compte neuf magistrats et traite 2 450 affaires par an. "Nous sommes dans la moyenne des objectifs nationaux. On va se battre." »

Cette bronca qui menace de s’étendre survient alors même que Nicolas Sarkozy est aux Etats-Unis et que François Fillon en profite pour se lâcher publiquement (à voir sur Agoravox tv et sur Agoravox). Pour la contenir et faire bonne figure devant un groupe qui se disloque dès que son chef a le dos tourné, Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée a déclaré au Monde que "la réforme de la carte judiciaire est une nécessité absolue. Les Français ne sont pas contents de la manière dont est organisé aujourd’hui le service public de la justice. Il y a une exigence aujourd’hui. Comme on a tardé à le faire, évidemment c’est parfois plus difficile et c’est vrai que Rachida Dati, de ce point de vue, fait ça avec beaucoup de courage et de méthode parce qu’il faut le faire. C’est tout à fait normal, a-t-il conclu, que nous entendions les uns et les autres les inquiétudes de ceux des députés qui dans leur circonscription s’interrogent et c’est pourquoi la concertation doit continuer, ce que Rachida Dati fait avec son équipe. On sous-estime le travail considérable qui est accompli par la ministre de la Justice pour essayer de faire quelque chose qui est indispensable : la modernisation de la carte judiciaire. Donc on va continuer d’y travailler au cas par cas, point par point, ressort judiciaire par ressort judiciaire, de telle manière d’avoir la carte judiciaire la plus moderne possible pour la justice, la plus rapide et la plus efficace au service des Français".


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