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Difficile d’archiver les caricatures

 

Conformément à la proposition de l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides, le ramadan commence le 24 septembre. C’est le moment attendu par l’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis (UAM93) pour lancer la diffusion d’une publication destinée avant tout aux non-musulmans, un livret conçu « par des Français, pour des Français », explique M. Henniche, secrétaire général, « une sorte d’appel pour susciter la demande d’informations » sur l’islam. M. Henniche ajoute que « loin de tout esprit polémique ou revendicatif », cet opuscule « marque la volonté des musulmans de montrer le vrai visage du Prophète Mahomet ».

Le vrai visage, manière de dire la véritable identité... Mais le livret n’oublie pas les caricatures du prophète : « Qu’on ne se méprenne pas : un dessin représentant une bombe dans le turban du Prophète Mohammed n’est pas un simple excès de caricature. C’est une accusation et une insulte infâmante. Une stigmatisation grave et dangereuse d’une religion et de ses adeptes. » Information qui en croise une autre : c’est début février 2007 que le Tribunal correctionnel de Paris examira la plainte déposée par l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) contre Charlie-Hebdo pour avoir publié, entre autres caricatures, trois dessins qui représentent des extrémistes musulmans caractérisés comme « cons » (dessin de Cabu), Mahomet avec une bombe dans son turban et le même prophète raillant notamment la fréquence de l’arrivée de kamikazes en son paradis (dessins repris du JyllandsPosten). Me Kiejman et Me Malka défendront le directeur de la rédaction, Philippe Val, et les Editions Rotatives, auxquels l’UOIF, soutenue par la Ligue islamique mondiale, qui se constituera partie civile, demande 30 000 euros de dommages et intérêts au titre du préjudice moral.

En termes juridiques, l’UOIF dénonce dans cette publication des « injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion » et « un acte délibéré d’agression visant à heurter les personnes de religion musulmane dans leur attachement communautaire à leur foi ». Pour Me Malka, ce sera un « procès symbolique ». La question du sens de la représentation du réel reviendra au centre des analyses. « Les anges ne rentrent pas dans une maison où il y a des images. » Hadîth : récit d’Aïsha (Bukhari XXXIV 318).

 


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