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Accueil du site > Actualités > Actu en bref > Drame du RER A, pouvait-on l’éviter ?

Drame du RER A, pouvait-on l’éviter ?

Il est mort en attendant son train. Une fin absurde. Il patientait sur le quai quand un individu lui a donné un violent coup de pied dans le dos. Âgé de 52 ans, il est projeté contre la rame qui entre en gare. Percuté de plein fouet, il décédera un peu plus tard. L’agresseur qui a avoué son crime ce week end est un jeune homme de 28 ans.
 
Perturbé psychiquement il a déclaré que la victime, qu’il ne connaissait pas, lui avait lancé un mauvais regard. Selon sa mère qui avait prévenu la police que son fils était dangereux, ce drame aurait pu être évité. Roselyne Bachelot a saisi l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) pour connaître les détails de l’affaire.

Tout s’est passé très vite, ce vendredi à 5h45 quand la rame du RER A qui se dirige vers Saint-Germain en Laye entre en Gare de Lyon. Les caméras de vidéo surveillance ont enregistré cette scène terrible où le jeune homme envoie d’un coup de pied un voyageur contre le train.
 
L’agresseur, d’abord introuvable par les services de police, est rapidement identifié, grâce aux caméras installées dans l’enceinte de la gare. Il sera appréhendé dans son domicile de Fontenay Sous-Bois et avouera peu après son geste dément.

Dans une interview parue lundi dans le Parisien, la mère de l’agresseur, qui est actuellement sous les verrous, a déclaré sentir que son fils « pouvait commettre l’irréparable à chaque instant ».
 
L’avocate du meurtrier présumé a dénoncé quant à elle, rapporte Le Point, des « dysfonctionnements » au sein de la police et des services médicaux. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot qui a saisi l’Igas, une procédure classique, préfère, souligne le JDD, tempérer les choses.
 
Le ministère précise qu’ « aucun tiers ou membre de la famille » du jeune homme n’a fait de demande pour qu’il soit hospitalisé sous contrainte, seul moyen de prendre en charge un malade malgré lui. Le meurtrier présumé n’était donc sous le contrôle d’aucun établissement de soins, se défend-on.

Mais, comme le rappelle cette source, « la mise en examen le week-end dernier du suspect a remis sur la table le débat sur l’obligation de soins psychiatriques ». Actuellement, précise Le Point, l’hospitalisation peut être faite à la demande d’un tiers ou décidée d’office par un préfet ou un maire dans un souci d’ordre public.

Un projet de loi prévoit d’obliger les patients à se soigner à domicile avec à la clé la menace de les interner d’office s’ils ne suivent pas leur traitement.
 

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