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Equipée sauvage à Royan

Elle ne fait jamais parler d’elle. Tranquille, la petite ville balnéaire de Charente-Maritime n’en revient pas. Fin juillet, une bande originaire de l’Essonne, y a semé la panique. se droguant en pleine rue, squattant un appartement, chapardant aux étalages... Mais les commerçants locaux et les vacanciers ne l’ont pas entendu de cette oreille. Contraints de retourner chez eux par la police, les voyous ont promis de revenir pour se venger.
 
Lundi, l’équipée sauvage d’une dizaine de jeunes originaire d’Epinay-sous-Sénart (Essonne) s’est terminée dans le train de Saintes qui les a ramenés vers Paris. Sans les policiers du commissariat de Royan qui les ont racompagnés à la gare, qui sait comment leur aventure aurait finie ?
 
Tout a commencé lors des derniers jours du mois de juillet quand cette bande a commencé à faire parler d’elle « sur le front de mer de Royan, rapporte le Figaro, squattant un logement en plein centre, puis un garage, pratiquant la revente de stupéfiants et commettant quelques vols à l’éta­lage ». Des méfaits que le Parisien inventorient ainsi : « tentatives de racket, agressions, vols, menaces de mort, dégradations, intimidations et insultes ».
 
D’après un témoin qui préfère garder l’anonymat, ces jeunes gens énervés auraient même été jusqu’à terroriser des personnes âgées, ce que dément Didier Besson, adjoint au maire de la ville.
 
Puis les actes d’incivilités sont montés crescendo jusqu’à ce que les riverains se réunissent publiquement vendredi dernier et signent une pétition « réclamant l’intervention plus énergique des pouvoirs publics », selon le Figaro. Cette doléance récolte une cinquantaine de signatures de citoyens en colère contre la police qui selon eux auraient tardé à intervenir. Les forces de l’ordre rétorquent avoir procédé à plusieurs interceptions dans cette affaire et affirment avoir recensé, selon le Parisien, « une quinzaine de faits imputables » à cette bande.
 
Mais ni les interpellations ni la pétition n’ont calmé les sauvageons qui, dimanche soir, pour la population locale, ont dépassé les limites. Alors que le groupe avait déjà tenté de racketter 200 euros à un videur de boîte de nuit, il « s’en est pris à un vendeur de sandwichs installé sur le front de mer » et vouloir lui extorquer la somme de 1000 euros afin de « résoudre le différend », résume le procureur de Saintes, Fabienne Atzori, au Figaro.
 
Pour les forains qui travaillent sur le front de mer particulièrement touristique, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Lundi après-midi, une trentaine d’entre eux se réunit dans le centre-ville. Selon des témoignages, l’un d’entre eux est armé d’une barre de fer, un autre d’une clé à molette, un autre encore d’un pistolet de type Gomm-Cogne (une arme d’auto-défense) ; Ils se dirigent alors vers un garage où se sont réfugiés les fauteurs de troubles qui ont évité la déculottée grâce à l’intervention de la police.
 
Selon le Parisien « l’un des racketteurs, Johann, 21 ans, a été condamné hier à quatre mois de prison ferme. Deux autres ont écopé de deux mois de prison et de 40 heures de travail d’intérêt général (TIG) après des violences et des dégradations ».
 
Didier Besson, adjoint au maire de Royan, explique que la population « a été confrontés à une bande de jeunes de banlieue qui ont voulu se comporter comme chez eux. Ici, la population sédentaire est un peu âgée et leur sensibilité à l’insécurité est un peu plus exacerbée qu’en région parisienne ».
 

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