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Et les Nord-Coréens ?

10 octobre : en Corée du Nord, le Parti du travail fête le 61e anniversaire de sa fondation. Les médias, comme hier, date « historique » de l’explosion nucléaire test, célèbrent des victoires. Pourtant, la vie quotidienne des Nord-Coréens est misérable, et la situation diplomatique dans une impasse.

Les ressources financières du pays sont limitées, et 25 % d’entre elles sont consacrées aux dépenses militaires. La survie de la population dépend largement de l’aide humanitaire (elle est nécessaire à six millions de personnes selon le Programme alimentaire mondial (PAM), huit millions selon le délégué des Nations unies, Maurice Strong). Le PNB est toujours inférieur à ce qu’il était en 1990, avant les grandes famines. En dix ans, deux millions de Coréens du nord auraient succombé à la famine. 40% des enfants sont victimes de retards de croissance. MSF, en 1998, face à la « captation » de l’aide par le pouvoir nord-coréen, a quitté le pays. Un quotidien fait de coupures d’électricités nombreuses, de mauvaise distribution de l’eau. 200 000 personnes sont détenues dans des camps de concentration.

Depuis 2001, vue des Etats-Unis, la Corée du Nord est un « Etat-voyou » qui est intégré à « l’axe du mal ». Donald Rumsfeld déclare qu’elle est sur la liste des sept pays contre lesquels les Etats-Unis pourraient utiliser l’arme nucléaire en cas de guerre. La Corée du Nord, qui avait signé le Traité de non-prolifération (TNP) des armes nucléaires en 2000, se retire en janvier 2003, officiellement pour produire de l’électricité. Parallèlement elle réitère une demande de pacte de non-agression avec les Etats-Unis. Pyongyang veut « renforcer sa capacité d’autodéfense face à l’hostilité des Etats-Unis ».

Le président nord-coréen, infaillible, omniscient, « soleil du XXe siècle » et « sauveur de l’humanité », est dans la droite ligne de la politique héritée de son père (la djoutché), fondée sur la maîtrise de soi-même et l’indépendance par rapport aux influences extérieures. La négociation, aujourd’hui, peut être très difficile, tout compromis étant perçu comme un renoncement à sa propre identité. Pour le « Grand Dirigeant » Kim Jong-il, l’arme nucléaire est la glorieuse preuve d’une puissance qui lui permet d’affronter, « effrontément », disent les Chinois, soutiens du développement coréen jusqu’ici, l’ennemi occidental avec crédibilité. L’issue des négociations en cours déterminera grandement aussi l’horizon du peuple nord-coréen.


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