Récemment la chanteuse Loanna a affirmé à la télévision qu’elle prenait du GBL chaque soir avant de s’endormir. Dans l’Hérault, au début du mois de février neuf personnes se sont retrouvées à l’hôpital pour en avoir absorbé.
Le GBL est un solvant à peinture, epoxy ou vernis à ongles. A priori ce produit n’a rien d’une drogue et il n’y a aucune raison d’en interdire la vente. Sauf que le GBL, ou gamma-butyrolactone, une fois ingéré, devient du GHB, autrement dit la drogue du violeur. Sa substance liquide, inodore et incolore provoque des effets très différents selon les personnes : euphorie, perte d’inhibitions mais aussi sommeil profond, vomissements, troubles respiratoires, troubles de la mémoire.
Samedi, sept adolescents des Bouches du Rhône, étaient venus assister à une soirée techno. Au lieu de se procurer une bouteille de whisky à 90 euros, ils ont préféré acheter une bouteille de solvant à 15 euros… Ils se sont retrouvés d’urgence au centre hospitalier régional Lapeyronie. Dimanche six d’entre eux étaient sortis. Le septième était encore alité et intubé. Ses jours ne sont pas en danger.

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