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Gers, fouilles musclées des gendarmes au collège

Le Gers n’est pas que le pays du foie gras. C’est aussi désormais le département où les gendarmes et leurs chiens débarquent en toute impunité, sous couvert de défendre la loi, dans des classes, fouillent au corps et insultent les élèves, sous prétexte de rechercher de la drogue. De la drogue il n’y en eu pas, mais des élèves bouleversés, si. Sous l’œil complaisant du proviseur. C’était le 19 novembre dernier.

Il y a des jours où l’on se demande dans quel pays nous vivons. Mais non, nous sommes bien en France, patrie de l’élégance, des droits de l’homme, des lumières. Pendant tout le week-end les médias ont insisté avec raison sur l’interpellation musclée de l’ex directeur de publication de Libération, Vittorio de Philippis. Mais, rappelle l’ensemble de la presse, ce genre d’affaires arrive quotidiennement à nos concitoyens.

« Le 19 novembre dernier, écrit Ouest France, les élèves de 4e et de 3e (donc mineurs) du collège de Marciac dans le Gers se voient promettre une "rencontre" avec des gendarmes sur les risques de la drogue ». Surprise : les gendarmes, accompagnés de chiens renifleurs, pénètrent dans l’école et commence à perquisitionner en bonne et due forme l’établissement. Plusieurs témoignages d’élèves concordent : « Stylos, trousses, chaussettes et sacs sont passés au peigne fin. Sans oublier, toujours selon témoins, quelques réflexions ironiques voire désagréables... » précise toujours Ouest France.

L’humanité revient aussi sur cette affaire dans son édition d’aujourd’hui. Une jeune fille de 14 ans y relate les événements avec force détails. Elle décrit l’irruption dans la casse des forces de l’ordre : « Nous allons faire entrer un chien ! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas ! Quand il mord, ça pique ! ».

La jeune fille est sommée de sortir dans le couloir. Les gendarmes examinent sa trousse, son sac, ses ourlets de pantalon, ses chaussures. « on dirait qu’elle n’a pas de hasch mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier » dit l’une des gendarmes qui n’hésite pas à passer sa main dans le soutien gorge et sur la culotte de la jeune fille, devant ses collègues masculins sans que ceux-ci ne réagissent.

La jeune fille est revenue en cours complètement déboussolée. Le proviseur a t-il pensé à mettre en place une cellule psychologique ?

C’est pourtant lui qui a eu l’idée de cette intervention. L’Humanité rappelle que seize gendarmes et deux maîtres-chiens avaient fait irruption deux jours plus tôt, le 17 novembre, à l’école des métiers d’Auch-Pavie, dans le Gers également.

Selon le Nouvel obs, « l’inspecteur d’académie, Jean-Marie Louvet, ne nie pas les faits mais explique qu’il trouve cette polémique "excessive" ». Il reconnaît que cette opération n’a pas été assez préparé et qu’il faudra à l’avenir mieux sensibiliser les élèves.



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