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Grippe aviaire : Jacques Chirac demande au gouvernement d’appliquer le principe de précaution

PARIS (AP)

Jacques Chirac a demandé jeudi au gouvernement "d’appliquer pleinement le principe de précaution" en prenant "toutes les mesures de prévention" pour protéger les Français contre la grippe aviaire.

"Notre objectif, c’est de prendre toutes les mesures de prévention et de tout mettre en oeuvre pour qu’en cas d’apparition de la maladie, chaque Française et chaque Français soit protégé ou puisse être soigné, qu’il réside sur le territoire national ou à l’étranger", a déclaré le chef de l’Etat lors du Conseil des ministres de rentrée.

"Il s’agit d’appliquer pleinement le principe de précaution", a ajouté Jacques Chirac, dont les propos étaient rapportés par le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé.

Le chef de l’Etat a invité le gouvernement à "actualiser et améliorer en toute transparence" le plan de lutte contre la grippe aviaire mis en place depuis l’apparition de l’épizootie en janvier 2004 en Asie du Sud-Est. "Aucun obstacle, notamment économique ou financier, ne pourra être opposé à une mesure utile pour protéger la santé des Français", a-t-il dit.

Jacques Chirac a notamment demandé au Premier ministre Dominique de Villepin de nommer un délégué interministériel à la prévention de ce risque. Il a également souhaité que le gouvernement examine des mesures au niveau international pour faire en sorte que des stocks de traitements soient "disponibles pour enrayer une éventuelle pandémie aux stades précoces de son développement dans les premiers pays concernés".

Pour l’heure, la France dispose "d’un stock de cinq millions de traitements de Tamiflu, un antiviral de chez Roche", a déclaré jeudi à l’Associated Press un porte-parole de la Direction générale de la santé, Nicolas Postel-Vinay. "Neuf millions de traitements supplémentaires seront livrés fin octobre et 14 millions en plus, fin 2005", a-t-il précisé.

Concernant les masques de protection, "la France dispose d’un stock de 50 millions de masques de type FFP2, des masques similaires à ceux que l’on trouve dans les magasins de bricolage. Ils seront notamment destinés aux personnels soignants hospitaliers et libéraux", a poursuivi le porte-parole.

Dans le domaine des vaccins, "un contact a été pris entre Sanofi et l’Etat pour disposer d’un vaccin de façon prioritaire et urgente" contre la souche H5N1 transmissible à l’homme. "Concernant le vaccin efficace lors de la pandémie grippale, il n’existe pas encore puisque le virus lui-même n’existe pas", a-t-il dit.

Le chef de l’Etat s’est exprimé à l’issue d’une communication du ministre de la Santé Xavier Bertrand sur les premières conclusions de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) sur les risques de contamination des élevages français par les oiseaux infectés par le virus.

Dans son rapport publié mardi, l’AFSSA évalue le risque d’expansion de l’épizootie vers la France comme "faible" en raison de l’absence de migrations habituelles d’oiseaux de l’Est vers l’Ouest.

Au nom du principe de précaution, le gouvernement a cependant immédiatement décidé de renforcer la protection des élevages. Les éleveurs de volailles en plein air (moins de 20% des volailles françaises) sont invités à ne pas nourrir ni abreuver les animaux à l’extérieur.

Dans les élevages fermés, les éleveurs sont invités à ne pas abreuver leurs animaux ni nettoyer leurs bâtiments avec les eaux provenant de plans d’eau extérieurs.

Pour éviter la transformation du virus en un virus transmissible à l’homme, une vaccination contre la grippe est recommandée à tous les professionnels de la filière avicole au contact des animaux.

Depuis janvier 2004, des foyers de grippe aviaire à virus H5N1 sont apparus dans plusieurs pays d’Asie du sud-est, causant la maladie et l’abattage de millions d’oiseaux d’élevage. Depuis 2005, l’épizootie s’est propagée vers le Nord-Ouest, touchant des élevages de volailles au Kazakhstan et en Russie. Elle menace aujourd’hui l’Europe. AP


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