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Accueil du site > Actualités > Actu en bref > Gyorgy Faludi, mort d’un écrivain heureux en enfer

Gyorgy Faludi, mort d’un écrivain heureux en enfer

D’un côté, une vie de tourments et d’enfermements : né en 1910 en Hongrie, George Faludy est de ces hommes qui ont dû fuir le nazisme, puis le communisme, subir la censure dans son pays natal, s’exiler de 1938 à 1950, puis survivre pendant trois ans au camp de travail de Recsk, et s’exiler à nouveau au Canada, pendant trente-trois ans. En 1989, il rentre au pays ; il vient de mourir, le 1er septembre, âgé de 95 ans.

De l’autre, une énergie explosive, une très grande capacité d’adaptation, et une plume talentueuse. Célébré par ses pairs dès l’âge de vingt ans pour ses traductions de poèmes de François Villon, il écrit sans cesse, même quand il est enfermé dans le camp de travail, où il garde en mémoire les mots et les phrases qui lui viennent, et qu’il insèrera dans son ouvrage autobiographique My happy days in hell (Mes jours heureux en enfer), publié en anglais en 1962, en hongrois en 1989. Au Canada, dont il est devenu citoyen en 1976, son dernier ouvrage, Notes from the Rainforest, Les notes de la forêt équatoriale, est accueilli très chaleureusement ; outre une perception fine de l’identité canadienne - les paysages, le mécénat, les médias, le multiculturalisme, la technologie...-, Faludy propose une analyse de ce qui différencie le Canada des Etats-Unis ou de l’Europe, dans un contexte de standardisation des cultures du globe. Un hommage récemment renouvelé :
« Jamais dans la vie ne me suis-je senti aussi libre qu’au Canada »...


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