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Hillary contre le vent de l’obamania

C’est fait, Hillary Clinton a lancé sa candidature à l’investiture pour l’élection à la présidence de 2008, avec énergie : « I’m In ». « J’y vais, et j’y vais pour gagner ». Elle peut s’appuyer sur un certain nombre d’atouts : des caisses déjà largement remplies, une certaine « admiration » des Américains », régulièrement enregistrée dans les sondages, une image de femme politique d’expérience. Mais sa voie est parsemée d’embûches : jugée bien souvent trop « Côte Est », elle est attaquée jusque dans son parti pour ses positions conservatrices, notamment en politique étrangère où elle se démarque peu des actes de G.-W. Bush. Dans le Washington Post, Michael Grunwald fustige son « comportement trompeur et intentionnellement vide » et parle même de malhonnêteté intellectuelle. Le site Internet de campagne qu’elle vient d’ouvrir révèle une intention de rendre plus familière son image : l’album de photographies de famille est largement garni, Hillary à tous les âges, Hillary amoureuse, Hillary maman... et elle vient de lancer « a national conversation » pour nouer des liens avec le peuple américain.

Dans la compétition elle va trouver, outre John Edwards, toujours très populaire pour ses positions contre la misère (son site de campagne est nommé « One America for all of us »), le sénateur Barak Obama : âgé de quarante-cinq ans, il est soutenu par des initiatives orchestrées : un site et un spot télévisé pour encourager sa candidature, « Run Obama », une pétition qui a rassemblé plus de seize mille signatures, le lancement d’un néologisme, l’obamania, la publication de deux livres à grand succès. Fils d’un Kenyan et d’une blanche du Kansas, élevé à Hawaï, il fait ses études à Harvard, occupe la prestigieuse présidence de la Harvard Law Review. En juillet 2004, devant la Convention du Parti démocrate, il tient un discours insolite, avec une aisance gestuelle et rhétorique remarquée : il n’existe pas, dit-il, deux Amérique, une « bleue » des démocrates et une « rouge » des républicains, « on prie aussi dans les Etats bleus », « on a aussi des amis homosexuels dans les Etats rouges ». Les Américains se souviennent aussi de sa condamnation alors de la guerre en Irak, « une guerre stupide ». Mais sa voie n’est pas toute tracée non plus : certains orateurs locaux se posant en leaders de la communauté noire, lui préfèrent John Edwards. Les frontières sociales n’ont pas disparu.


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