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Hormone de croissance, relaxe générale

Un énorme scandale de santé publique vient de trouver son aboutissement judiciaire aujourd’hui. La cour a en effet décidé de relaxer les six responsables de l’association France Hypophyse et de l’Institut Pasteur. Ils étaient suspectés dans l’affaire dite des hormones de croissance dans laquelle 117 personnes avaient trouvé la mort dans les années 80, contaminées par l’agent responsable de la maladie de Creutzfeldt-Jakob plus connue sous l’appellation de maladie de la vache folle.

« La 31e chambre a dédouané de toute responsabilité pénale un responsable de l’Institut Pasteur Fernand Dray, un responsable de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) Marc Mollet, un responsable du ministère de la Santé Jacques Dangoumau, une pédiatre responsable de la collecte des hypophyses Elisabeth Mugnier et un médecin, Micheline Gourmelen et Henri Cerceau, directeur de la PCH », précise lexpress.fr. 

« Les six prévenus, médecins, pharmaciens, appartenaient à l’association France Hypophyse ou à l’Institut Pasteur, qui récupéraient sur des cadavres cette glande crânienne d’où provenait l’hormone alors utilisée pour pallier aux problèmes de croissance » souligne lefigaro.fr.

 « Dans cette affaire, le Parquet, rappelle europe.fr, demandait des peines de prison avec sursis pour ceux qui avaient géré le dossier au plus près. Dans son jugement, le tribunal souligne notamment que la "synthèse" des témoignages des experts qui se sont succédés comme témoins lors du procès "ne permet pas d’affirmer que les pédiatres, biologistes et pharmaciens qui participaient au cycle d’élaboration et de distribution" de l’hormone de croissance, "avaient conscience à partir de 1980 (...) d’exposer les malades traités par ce médicament au risque de contamination par la MCJ ».

L’un des principaux accusés, le professeur Jean-Claude Job, ancien président de France Hypophyse, est mort en octobre dernier et n’a donc pu assister au rendu du jugement. Il avait demandé pardon aux victimes. Il resterait encore un millier de cas toujours à risque. Le procès a débuté le 6 février 2008 devant la cour du Tribunal Correctionnel de Paris. 



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Babar

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