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Accueil du site > Actualités > Actu en bref > Hugo Claus : mort d’un « bâtard »

Hugo Claus : mort d’un « bâtard »

Hugo Claus est mort. Cet immense écrivain qui aurait mérité le Nobel, dont le pays était la littérature et la langue le flamand détonnait dans le paysage belge. Hugo Claus avait choisi de mourir dans la dignité. Dans son pays c’est possible.

Hugo Claus sera inhumé samedi 29 mars. Atteint de la maladie d’Alzheimer, l’auteur du Chagrin des Belges se savait incurable. En Belgique, le ministre de la Culture, Bert Anciaux, a déclaré que la mort d’Hugo Claus était une « grande perte pour toute la société ». Poète, dramaturge, cinéaste et peintre, il se définissait, rappelle France 2, comme « flamingant-francophone ». Hugo Claus, qui avait vécu à Paris au début des années 50 et qui côtoya l’éphémère et fécond mouvement Cobra, avait choisi le néerlandais comme langue d’écriture.

« Il publie sa première oeuvre à 19 ans, Enregistrer, et écrit sa première pièce à 21 ans. Hugo Claus acquiert une réputation mondiale avec la traduction en français, en anglais et en japonais de son roman Le Metsier, écrit en 1950... Dans son roman le plus célèbre, Le Chagrin des Belges, il décrit avec un lyrisme brutal et truculent une certaine médiocrité réactionnaire du milieu provincial flamand. Il y dénonce la collaboration flamande avec l’occupant allemand pendant la Seconde Guerre mondiale, un des thèmes tabous de la politique belge », rappelle France 2.

« Interrogé par Jean-Claude Vantroyen, Jan Goossens, directeur du Théâtre royal flamand, rappelle que cet écrivain néerlandophone n’a pas toujours été apprécié à sa juste valeur. Il loue également son antinationalisme. "C’était un artiste fondamentalement bâtard. Il aimait les mélanges, ce qui était hybride. Son plus grand ennemi, c’était la pureté. Dans son travail littéraire et en tant qu’être humain. Il ne supportait pas ce qui est nationaliste, fermé, monoculturel. Il a combattu ce côté-là de la Flandre de son premier à son dernier jour. La Flandre le fêtait, maintenant, mais elle a toujours eu des rapports tendus, coincés, problématiques avec lui" », souligne Courrier international.



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Babar

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