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Incendie dans une HLM de la banlieue parisienne : au moins 14 morts

L’HAY-LES-ROSES, Val-de-Marne (AP)

« Nuit d’horreur » à L’Hay-les-Roses, dans la banlieue sud de Paris. Au moins 14 habitants d’un immeuble HLM, dont trois enfants, sont morts asphyxiés dans l’incendie volontaire qui a brûlé la cage d’escalier de leur tour tôt dimanche. Trois personnes placées en garde à vue étaient interrogées par la brigade criminelle à Paris.

« La police est tout à fait affirmative sur le caractère criminel de cet incendie », a déclaré Patrick Sève, le maire de L’Hay-les-Roses (Val-de-Marne), en redoutant que le bilan ne s’alourdisse encore : « Une bonne dizaine de blessés sont dans une situation extrêmement délicate ».

Lors d’une réunion en mairie, il a raconté la « nuit d’horreur » qu’ont vécue les locataires.

Le feu s’est déclaré vers 1h du matin dans le hall d’entrée. D’après des témoignages, il a été allumé « au niveau des boîtes à lettres », a rapporté M. Sève. « Les informations données par la police judiciaire semblent laisser supposer à ce stade, avec toute la prudence nécessaire, qu’il s’agirait de jeunes du quartier, de la cité, voire même de la tour en question », a-t-il ajouté.

Trois personnes ont été placées en garde à vue dimanche dans les locaux de la brigade criminelle à Paris pour être entendues, a-t-on appris de source policière, sans donner plus de précisions. Selon RTL, il s’agirait de jeunes filles âgées de 16 à 18 ans que des témoins auraient vues près de l’immeuble la nuit du drame.

Une fois l’incendie allumé, les fumées ont rapidement gagné la cage d’escalier de la tour de 18 étages. Plusieurs locataires sont alors sortis de leur appartement. Ils ont été confrontés à « une chaleur de 300 degrés » et « une fumée insupportable » qui ont entraîné des « asphyxies extrêmement rapides », a expliqué le maire.

Il a fallu un quart d’heure environ aux pompiers pour se rendre sur place et intervenir, mais des jeunes de la cité, trouvant le délai trop long, les ont accueillis avec des jets de pierre, a rapporté M. Sève. Les forces de l’ordre ont donc été déployées en masse : au moins huit cars et fourgons de CRS stationnaient dimanche au pied des trois tours de la cité.

Le feu a été rapidement éteint, selon les pompiers. Puis vers 2h du matin, les cadavres ont été emportés à l’Institut médico-légal de Paris. « Les corps qu’on sortait, c’était affreux », confie Charlotte Fiawoo, qui habite la tour depuis 33 ans. Un membre de chaque famille devait procéder dimanche en fin d’après-midi à l’identification des corps.

Sur demande des pompiers, les 112 logements de la tour ont été évacués pour faciliter les travaux d’urgence. La société 3F, bailleur de cet immeuble construit en 1972, doit réparer dès lundi la colonne sèche. Les ascenseurs doivent également être remis en l’état.

Les sinistrés ont été rassemblés dimanche dans un gymnase. Leur prise en charge s’y est passée « calmement et sereinement », a affirmé un responsable de la Croix-Rouge, ajoutant que « les gens peuvent prendre leur douche. Ils s’alimentent, se reposent ». Ils pouvaient aussi parler avec des psychologues. Une femme qui sortait du gymnase Chevreul a rapporté que les gens à l’intérieur étaient « très abattus ».

Dans l’après-midi, la municipalité a annoncé avoir « trouvé des solutions pour héberger toutes les familles ». Elles devaient être conduites en autocar aux quatre points de relogement proches de L’Hay-les-Roses.

« Il y a des enseignements à tirer sur des drames comme ceux-ci », a déclaré sur place la ministre déléguée à la Cohésion sociale Catherine Vautrin. Selon elle, il faut « réfléchir sur les approches d’évacuation puisque c’est incontestablement l’une des causes du drame de cette nuit ».

La tour, qui était en cours de rénovation, « présentait normalement toutes les garanties » de sécurité, a cependant assuré Patrick Sève.

Plusieurs habitants de la cité ont raconté que, depuis quelque temps, des jeunes de la cité brûlaient des papiers dans les ascenseurs et mettaient le feu aux poubelles. AP


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