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Accueil du site > Actualités > Actu en bref > Jacques Chirac mobilise contre les faux médicaments

Jacques Chirac mobilise contre les faux médicaments

Le trafic de faux médicaments est un business juteux qui rapporte 45 milliards d’euros par an, soit, selon l’OMS, près de 10% du marché mondial. En visite au Bénin l’ancien président de la république française vient de lancer une campagne de mobilisation contre ce trafic. Pour l’OMS 200 000 vies pourraient être sauvées dans le monde. 
 
Selon Michel Koutouzis,consultant pour la Commission européenne et pour l’ONU, « un médicament contrefait porte atteinte à l’industrie pharmaceutique. C’est une copie de la copie (ou du générique), qui a pratiquement le même principe actif et ça fonctionne très bien. Tandis qu’un faux médicament, c’est un médicament dont la composition n’est pas exacte, qui a moins de principe actif ». Le trafic de faux médicaments est un marché de grande ampleur sur la planète. Un marché qui tue et qui représentera, en 2010, 75 milliards de dollars, soit une augmentation de 90% par rapport à 2005. Un marché comparable à celui du trafic de drogue.
 
La Fondation Jacques Chirac estime que la contrefaçon peut atteindre plus de 30 % des médicaments mis en circulation et que 60% de ces médicaments circulent dans les pays pauvres (près de 70 % des anti-paludiques en circulation ont un principe actif sous dosé). Pour un comprimé de faux Viagra coûtant 0,05 dollar à la fabrication, rapporte le docteur Amor Toumi, de l’OMS, le bénéfice est, selon qu’on le vende sur l’Internet (3 dollars) ou sur le marché officiel (10 dollars), de 6.000 à 20.000%. Evidemment la commercialisation de faux Viagra a moins d’influence sur la santé que celle de médicaments anti-paludiques ou de traitement pour le Sida...
 
Jacques Chirac vient de lancer son appel contre les faux médicaments du palais des congrès de Cotonou, non loin de Dantokpa, à Adjégounlé, surnommé aussi le royaume des "pharmacies par terre". Un immense marché aux faux-médicaments. Souvent, pour les marchands, c’est leur seule ressource : « Comment voulez vous que nous arrêtions si on n’a rien d’autre ? Chaque jour, je fais un chiffre d’affaires moyen de 600.000 FCFA (914 euros). Je fais vivre toute ma famille » explique Aïcha, une vendeuse, au journal Métro. 
 
La même source rappelle qu’on a décompté 250 morts et 340 cas de maladies chroniques entre avril 2007 et juin 2008 pour le seul Centre national hospitalier et universitaire de Cotonou. 
 

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