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Accueil du site > Actualités > Actu en bref > John Roberts nominé pour la présidence de la Cour suprême

John Roberts nominé pour la présidence de la Cour suprême

WASHINGTON (AP)

Le président américain George W. Bush a annoncé lundi avoir désigné John Roberts comme son candidat pour prendre la présidence de la Cour suprême. Ayant promis d’aller vite, au lendemain du décès du juge William Rehnquist, il a exhorté le Sénat à confirmer son successeur avant la reprise des travaux de la cour, le 3 octobre.

John Roberts, un nouveau venu, était déjà pressenti pour la Cour suprême : Bush l’avait en effet désigné pour prendre la succession de Sandra Day O’Connor, qui avait annoncé sa démission le 1er juillet.

Cette désignation en forme de jeu de chaises musicales fait donc suite au décès, samedi, du président de l’institution judiciaire suprême, William Rehnquist, qui souffrait d’un cancer de la thyroïde, à l’âge de 80 ans. George W. Bush voulait aller vite, espérant que les neuf sièges de l’institution soient occupés au 3 octobre.

Dimanche soir, George W. Bush avait rencontré John Roberts une heure et demie avant de lui offrir, lundi matin, la présidence de la Cour.

Aux côtés de Bush dans le Bureau Ovale, John Roberts a rendu hommage à l’homme auquel il devrait succéder, s’il est confirmé, « un homme qui a été très bon pour moi pendant 25 ans ». Agé de 50 ans, John Roberts, qui est un ancien assistant du juge Rehnquist, a confié qu’il serait honoré « de succéder à un homme qu’(il) respecte profondément et admire ». En outre, s’il prend les commandes de la Cour suprême à ce jeune âge, John Roberts pourra y imposer sa marque pendant de longues années.

Porter son choix sur Roberts devrait aider Bush à éviter de nouveau ennuis à l’heure où, sa cote de popularité au plus bas, il est confronté aux critiques sur l’absence de réactivité de son gouvernement face à l’ouragan Katrina. C’est d’ailleurs juste avant de repartir pour les zones sinistrées qu’il a annoncé que son choix se portait sur Roberts.

Roberts marche ainsi dans les pas de l’homme qui fut son mentor : il n’était qu’un jeune avocat lorsqu’il commença à travailler comme assistant du juge à la Cour suprême Rehnquist. Puis, incarnation ultime de l’« establishment » de Washington, républicain et conservateur, il a ensuite occupé des postes de conseiller juridique dans les administrations de Ronald Reagan et George Bush père, avant de passer, toujours à Washington, toujours à deux pas de la Maison Blanche, dix ans dans le prestigieux cabinet d’avocats Hogan & Hartson. Richissime, il a une femme avocate et deux enfants adoptés.

Selon le porte-parole de la Maison Blanche Scott McClellan, Bush avait déjà envisagé ce cas de figure en cas de démission ou décès du juge Rehnquist, dont on connaissait la maladie depuis près d’un an. Bush doit désormais trouver un successeur à Sandra Day O’Connor, mais celle-ci a promis de rester en poste jusque là.

Aller aussi vite permet aussi à Bush d’éviter que l’intérim ne dure trop longtemps : c’est le doyen de la Cour, John Paul Stevens, considéré comme un libéral, qui l’assure jusqu’au remplacement du président.

Les groupes de gauche sont opposés à Roberts, considéré comme conservateur, mais ses détracteurs ne devraient pas avoir assez de voix pour bloquer la confirmation. Ce qui en soit semblerait une bonne raison pour que Bush le choisisse : avec son étoile politique trop pâlie en ce moment, le président a donc renoncé à désigner un candidat plus idéologue et conservateur, ne pouvant se permettre une longue et sanglante bataille pour sa confirmation.

Les auditions de confirmation pour Roberts, qui devaient s’ouvrir mardi pour le poste de Mme O’Connor, ne devraient désormais tarder que quelques jours pour celui du juge Rehnquist. Déjà, le chef de la majorité républicaine au Sénat, Bill Frist, saluait « l’excellent choix » du président. Les démocrates de leur côté ont fait savoir qu’ils examineraient sa candidature avec encore plus d’attention, mais n’avaient pas trouvé grand chose à lui reprocher quand ils l’envisageaient pour le poste précédent.

Le juge Rehnquist, qui travailla 33 ans à la Cour suprême et la présida pendant 19, doit être enterré mercredi, lors de funérailles en grande pompe au prestigieux cimetière national d’Arlington, aux côtés de son épouse morte en 1991, à l’issue d’une cérémonie officielle à la Cathédrale Saint Matthew de Washington. D’ici là, sa dépouille repose pour un dernier hommage dans l’immeuble de la Cour suprême. AP


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