Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Actu en bref > « Journée blanche » du lait en France : perturbations dans les (...)

« Journée blanche » du lait en France : perturbations dans les laiteries

QUIMPER (AP)

A l’initiative de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), des éleveurs ont empêché les laiteries, toute la journée de jeudi en France, et notamment dans l’Ouest du pays, de ramasser le lait pour protester contre la baisse de prix décidée, selon eux, unilatéralement par ces dernières.

En Bretagne et dans les Pays de la Loire, qui concentrent près du tiers de la collecte annuelle française (23 milliards de litres de lait au total par an), plusieurs dizaines d’entreprises et de camions de ramassage ont ainsi été bloqués lors de cette « Journée blanche ».

Le contenu d’un des camions de collecte a été vidé en rase campagne dans la Sarthe, selon Sylvain Daury, coordinateur de la FNPL sur le bassin Bretagne-Pays de la Loire.

L’action a pris une toute autre forme dans le Finistère, où les producteurs se sont rendus en gendarmerie, canton par canton, pour porter plainte pour « vol contre les laiteries ».

La fixation du prix du lait fait l’objet, depuis des années, de négociations interprofessionnelles par grand bassin de production. L’index de 1997, modifié en 2004 pour le rendre plus conforme à la réalité du marché, a été adapté une dernière fois le 30 mai dernier.

C’est cet accord que bon nombre d’entreprises laitières françaises ont décidé de ne pas appliquer, le 12 juillet. Alors que l’index de mai fixait la baisse, pour le troisième trimestre, à 6,03 euros pour 1.000 litres maximum, certaines entreprises ont baissé la rémunération du lait jusqu’à 16 euros.

« Il y a des problèmes dans la filière, mais ce n’est pas aux producteurs de les payer (...) alors qu’ils gagnent tout juste un SMIC actuellement », a insisté Pascal Nizan, éleveur dans le Morbihan et vice-président du syndicat national des Jeunes agriculteurs.

Chez UNICOPA, groupe coopératif breton qui collecte 700 millions de litres de lait par an, le président Jean-Yves Le Barzic rappelle que la réforme de la Politique agricole commune (PAC) engagée en 2003 prévoit clairement la baisse du prix du lait compensée par des aides directes versés aux producteurs : 12 euros pour 1.000 litres en 2004, 24 euros en 2005 et 36 euros en 2006, puis la même somme ensuite.

La section laitière de la Fédération régionale des syndicats d’exploitants de l’Ouest (FRSEAO) appelle désormais les entreprises à « reprendre les négociations dans les plus brefs délais ».

« D’autres actions pourraient avoir lieu dans les prochains jours », a menacé Pascal Nizan dans un communiqué.

La FNPL, syndicat majoritaire affilié à la FNSEA, prévoyait pour sa part des actions de protestation en Bretagne, Normandie et Pays de la Loire, les principales régions d’élevage laitier. AP


Moyenne des avis sur cet article :  (0 vote)




Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON




Palmarès