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Journée sans immigrés, il faut faire avec

Absent pour 24 heures. Le 1er mars, combien d’immigrés vont répondre à cet appel ? Aujourd’hui quel immigré ne va pas aller travailler, consommer, aller à l’école, au lycée, en bref rester chez soi ? Dans son manifeste « 24h sans nous », nom que s’est donné le collectif La journée sans immigrés, appelle les femmes et hommes, de toutes croyances, de tous bords politiques, et de toutes couleurs de peaux, immigrés, descendants d’immigrés, citoyens conscients de l’apport essentiel de l’immigration à notre pays de réagir. La date n’a pas été choisie au hasard. Le 1er mars 2005 est entré en vigueur le « code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile » (CESEDA), également appelé le code des étrangers.

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Un immigré, rappelle le collectif La journée sans immigrés est celui qui est perçu comme tel par les autres au-delà même de ses origines.
 
Le collectif, par la voix d’une de ses initiatrices, Nadia Lamarkbi, appelle, durant 24heures, à ne pas participer à l’activité économique dans les entreprises, dans les associations, dans la fonction publique, dans les écoles et les lycées, dans les universités, dans les hôpitaux, dans les associations, dans les commerces, dans l’industrie, dans le bâtiment, dans l’agriculture, dans les services, dans les médias, dans la politique…

Par cette absence, souligne le collectif nous voulons marquer la nécessité de notre présence. Le concept de cette action symbolique, précise RFI, a été emprunté à la communauté hispano-américaine. Cette dernière, en 2006, avait obtenu l’abandon d’un projet de loi très répressif sur l’immigration. Rien de tel aujourd’hui. Il s’agit simplement de faire remarquer, paradoxalement par une absence, combien les immigrés sont utiles et importants dans notre vie. Le collectif évoque, souligne le Nouvel obs, une "logique de stigmatisation en marche dans plusieurs pays", de sorte qu’il envisage de "mettre en place une structure pour se faire entendre au niveau européen".

L’association, précise Le Point, propose à ceux qui se sentent concernés de cesser le travail ce 1er mars et de ne rien consommer de toute la journée et, pour ceux qui ne pourraient pas s’y astreindre, participer entre midi et 14 heures au sit-in national devant les mairies (à Paris, un rassemblement est prévu sur le parvis de l’hôtel de Ville, de même qu’à Reims, Amiens, Lyon) ou encore de porter un petit ruban jaune pour manifester sa solidarité. Selon le collectif plus de 65.000 « amis » se sont inscrits sur la page Facebook du collectif et une trentaine de comités locaux ont vu le jour.

L’initiative remonte à la fin de l’été, rappelle La Croix. À l’occasion de l’université d’été de l’UMP, une mauvaise « blague » du ministre de l’intérieur Brice Hortefeux sur le nombre d’immigrés provoque une forte polémique. À Paris, deux journalistes, Nadir Dendoune et Nadia Lamarkbi, et une enseignante, Peggy Derder, décident de réagir.

Ce jour sans immigrés, selon le Nouvel Obs, sera suivi également en Espagne, en Grèce et en Italie, et selon les organisateurs, des collectifs semblables sont "en train de se former" en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas et en Suisse.

 

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