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Katrina ravive le débat sur le lien entre réchauffement climatique et force des cyclones

DENVER (AP)

La violence de l’ouragan Katrina, qui a frappé le Golfe du Mexique avec des vents de plus de 280km/h avant de s’abattre sur la Louisiane et le Mississippi, a rallumé cette semaine le débat sur la question du réchauffement climatique et son influence éventuelle sur la force des cyclones.

Selon le climatologue Kerry Emmanuel, qui a publié une étude en août dans la revue « Nature », les cyclones qui frappent l’Atlantique et le Pacifique se sont aggravés, à la fois en durée et en intensité, d’environ 50% depuis les années 1970. Dans le même temps, rappelle-t-il, les températures moyennes de la planète ont augmenté, de même que le niveau de dioxyde de carbone et d’autres polluants dans l’atmosphère.

Mais, si d’autres scientifiques de premier plan reconnaissent l’existence d’une phase d’ouragans plus puissants qui pourrait s’étendre encore sur une vingtaine d’années, ils affirment qu’un cycle naturel est à l’origine de cette intensification. Ce serait, selon eux, une conséquence de la salinité naturelle des océans et des modifications thermiques de l’Atlantique, des éléments qui évoluent tous les 40 à 60 ans.

Roger Pielke, qui a étudié les impacts sociaux des catastrophes naturelles et du réchauffement climatique à l’Université du Colorado, souligne que tout lien entre l’intensité de Katrina, les derniers cyclones et les changements climatiques est « prématuré ». La plupart des prévisions météorologiques tablent sur une augmentation de la puissance des vents des ouragans d’environ 5% d’ici la fin du XXIe siècle.

« Il y a de bonnes raisons de penser que tout lien concluant entre le réchauffement climatique et les ouragans ou leurs impacts ne pourra pas être établi à court terme », souligne Roger Pielke, dont les observations seront publiées d’ici la fin de l’année dans le Bulletin de la Société américaine de météorologie.

Pour qu’un ouragan puisse se former, la température de la mer doit être supérieure à 26 degrés Celsius sur une épaisseur d’au moins 50 mètres. Cette température élevée favorise l’évaporation dont l’ouragan tire son énergie. Or, de nombreux chercheurs affirment que le réchauffement climatique a entraîné une hausse des températures de l’océan, bien que celles-ci varient d’une année sur l’autre. AP


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