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Kurt Cobain, dieu dollar malgré lui

Il se dégage une ironie tragique du dernier classement Forbes des « célébrités mortes » qui génèrent encore le plus de revenus : le plus performant, c’est celui qui a toujours hurlé sa peur de voir son groupe devenir une machine à dollars, Kurt Cobain. Les droits perçus sur  son nom, sur son œuvre, se sont élevés à 50 millions de dollars, Elvis Presley passe deuxième avec 42 millions, puis Charles Schulz (créateur des peanuts), 35 millions, John Lennon, 24 millions, Albert Einstein, 20 millions (son nom est utilisé dans les jeux éducatifs), Andy Warhol, 19 millions : en fin de cet étrange et éclectique top ten, Ray Charles, 10 millions, et à égalité Marilyn Monroe et Johnny Cash, 8 millions. (On trouve ensuite Tolkien, George Harrison, Bob Marley...)

Les disques de Nirvana se vendent toujours, 1,1 million d’albums en 2005 ; une guitare de Kurt Cobain a été récemment vendue à Dallas pour 117 500 dollars ; le succès du film Last days, l’engouement en septembre dernier pour le documentaire de A.J. Schnak, présenté au Festival de Toronto, et que le réalisateur décrit comme « récit onirique des succès et des échecs de Kurt, de ses pensées et de ses expériences, qui donnera au public une intimité sans précédent avec une figure légendaire de la culture populaire » ; une estimation fixée à 12 000-14 000 dollars pour une vente aux enchères chez Christie’s d’une lettre manuscrite dans laquelle Cobain décrit les hallucinations provoquées par une des drogues qu’il consommait : tout témoigne de la présence de l’artiste dans les mémoires, et du désir qu’a son public d’entretenir la flamme.

A l’âge où sont morts Brian Jones, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison, à vingt-sept ans, après avoir averti (chanson I hate myself and I want to die), il meurt. Un électricien tombe sur son corps empli d’une triple dose d’héroïne, la tête fracassée par un tir dans la bouche. La lettre qu’il a laissée à Courtney Love redit ce qu’il répétait en boucle depuis quelques années : " I don’t have the passion anymore, and so remember, it’s better to burn out than to fade away." Les derniers mots sont un emprunt à Neil Young, se consumer plutôt que séteindre... Des mots de personnage tragique intemporel.


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