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Accueil du site > Actualités > Actu en bref > L’auteur de « Sarkozy, je te vois » relaxé

L’auteur de « Sarkozy, je te vois » relaxé

Beaucoup de bruit pour rien. En tous les cas pas assez pour invoquer un « tapage injurieux diurne troublant la tranquillité d’autrui ». Dans la gare Saint-Charles de Marseille, un homme s’était insurgé contre un contrôle de police. Vendredi le tribunal de police l’a relaxé.

Bonne nouvelle. Crier plusieurs fois« Sarkozy je te vois », même à des agents de police procédant à un contrôle d’identité ne constitue ni une injure ni un trouble à l’ordre public. Surtout quand est proférée en fin d’après-midi en plein milieu d’une gare réputée pour être bruyante.

Le 27 février 2008, alors que des policiers effectuaient un contrôle d’identité à Marseille, en plein dans la gare Saint-Charles, un professeur de philosophie leur a crié « au moins 60 fois » et durant environ cinq minutes cette phrase étrange « Sarkozy, je te vois ». Lors de l’audience qui s’était tenue le 19 mai, la justice avait requis une amende de 100 euros contre le « coupable ».
 
Le tribunal de police vient donc de revenir sur cette amende et a relaxé purement simplement l’auteur des faits, le juge de proximité estimant, souligne France info, que même si ce « Sarkozy, je te vois » constitue un propos « maladroit et déplacé », il « ne revêt pas de caractère injurieux ».

Dans une interview accordée jeudi dans le Nouvel obs, le président Sarkozy s’était lui-même ému par cette interpellation et par la tournure prise par cette affaire : « Je suis désolé de cette affaire que j’ai apprise par la presse. C’est ridicule. J’en ai été choqué. Je n’ai porté plainte en aucune manière. Je ne comprends pas pourquoi cet homme a été poursuivi devant un tribunal de police » a déclaré le chef de l’état qui a pourtant mis en place lui-même la fameuse politique du chiffre qui fait actuellement exploser les gardes à vue.

 « J’ai la conviction, affirme aujourd’hui dans le Nouvel obs Me Philippe Vouland, l’avocat du mis en cause, que le président de la République est étranger à cette délibération ». L’avocat estime qu’il existe selon lui un « rapport qui se tend de plus en plus entre la population et la police « . Et de dénoncer un « excès de zèle » de l’officier du ministère public.

 

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