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La baisse du prix du SMS est-elle pour demain ?

Le SMS rythme de plus en plus notre vie. Les jeunes en sont particulièrement friands, quel jeune pourrait s’en passer aujourd’hui ? L’Arcep a décidé d’aller dans le sens d’une concurrence accrue, sur ce marché qui reste à l’heure actuelle très cloisonné.

Les SMS pour " Short messages services " sont un véritable phénomène de société, la moyenne des envois pour un jeune est de 80 SMS par mois. Ce nouveau mode de communication, avec son jargon, ses codes, ses coutumes, est en passe de s’ancrer durablement dans l’imaginaire de notre société. Le cinéma utilise de plus en plus dans ses films des jeux de sms, les premières lettres d’amour sont souvent écrites par SMS, en quelques lettres ("JtM"), etc.

Bonne nouvelle pour les accros du SMS, puisque ce marché, qui était jusqu’à maintenant du ressort de quelques grands groupes de télécommunications, est en passe de s’ouvrir davantage à la concurrence. En effet, l’Arcep, l’Autorité de régulations des communications électroniques et des postes, a décidé de s’occuper de ce secteur qui reste une manne financière, que beaucoup voudraient exploiter. En effet, en 2004, il s’est échangé plus de 11 milliards de SMS. Ce chiffre est sept fois supérieur à celui de l’année 2000. On imagine aisément ce que ces 11 milliards de SMS ont rapporté : le milliard d’euros de chiffre d’affaire est dépassé, alors qu’en 2000 le chiffre d’affaire était d’environ 151 millions d’euros. La croissance est donc exponentielle.

Mardi dernier, une consultation publique a été lancée, à l’initiative de l’Arcep. Le but est d’encourager les trois opérateurs français à proposer des prix de gros des SMS (c’est-à dire, le prix que les opérateurs se facturent entre eux), divisés par deux. Autrement dit, un SMS, qui coûte aujourd’hui 5.336 centimes d’euros hors taxes, passerait à 2.5 centimes. Cette première consultation se terminera le 25 novembre. Certains opérateurs voulaient cette consultation depuis longtemps. Bouygues Télécom, notamment, souhaitait activement cette baisse du prix de gros des SMS, afin d’en faire, en partie, bénéficier les clients.

Le coût du SMS reste effectivement assez élevé pour l’instant, puisqu’il faut compter, à l’unité, 12.6 centimes d’euros un SMS. Cette consultation devrait marquer le début de la fin d’une rente liée à une position monopolistique des grands opérateurs Orange, SFR et Bouygues Télécom. Depuis les années 2000, le coût des SMS pour les opérateurs n’a cessé de diminuer, tandis que le prix de vente au consommateur restait assez constant.

La marché du SMS n’est d’ailleurs pas encore voué à la stagnation  : le SMS évolue de plus en plus vers ses cousins le SMS + , et le MMS qui associe la vidéo, la photo, ou encore la musique.

Cette consultation pour la division par deux du prix de gros du SMS est également très attendue par les associations de consommateurs, qui considéraient les tarifs actuels comme prohibitifs. L’UFC-Que Choisir montre du doigt la différence flagrante qu’il y a entre le coût réel d’un SMS et son prix de vente.

Ainsi, la France va peut-être connaître une baisse significative du prix des SMS dans les années à venir. Il faut préciser que la France reste un des pays des plus cher d’Europe pour ce service. Il faut pour cela que les opérateurs décident de répercuter sur le prix de vente au détail la baisse de l’achat de SMS en gros. Cette régulation du prix de gros des SMS a pour dessein principal d’aboutir à une issue favorable pour le consommateur. Cela va également stimuler la concurrence.

Mais l’Arcep, l’Autorité de régulations des communications électroniques et des postes, a décidé également d’aller encore plus en avant, et de permettre l’arrivée de nouveaux entrants sur ce marché, de nouveaux opérateurs (fixe et Internet). Le coût maximum d’un SMS pour un opérateur devrait donc se situer à 2,5 centimes d’euros.

Espérons donc que le SMS, dont l’utilisation connaît une véritable explosion depuis quelques années, va constituer un véritable marché qui bénéficiera au consommateur. Tel est le souhait de l’Arcep, qui doit pourtant obtenir l’autorisation de la Commission européenne.

Prochain rendez-vous, donc, pour connaître l’état d’avancement de la consultation, le 25 novembre. Chaque opérateur pourra révéler sa position, et apporter ses commentaires...


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