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La mort au coin de la rue

Le hasard fait parfois mal les choses. Au coin de la rue l’aventure ? La mort peut aussi attendre au tournant. Un coup de couteau en plein cœur et Mamadou Fofana, 17 ans, s’écroule. Pour ce jeune homme, le voyage s’est terminé mardi matin, vers quatre heures, à l’angle de deux rues, près de la gare de Lyon. Ce n’était ni une rixe, ni une expédition punitive. Juste deux groupes de mineurs errants dans le Paris nocturne. Le mauvais moment. Le mauvais endroit.

Cela commence par une balade en vélo. 5 ou 6 mineurs originaires d’Athis-Mons, dans l’Essonne, roulent en Vélib’ sur le boulevard Diderot, à proximité de la gare de Lyon. Ces adolescents s’amusent avec leur bicyclette, zigzaguent. Près de là se trouve une quarantaine de jeunes venus principalement de Seine Saint-Denis. Ils reviennent d’une soirée annulée dans l’Essonne. Les quelques jeunes cyclistes ont beaucoup bu semble-t-il.

Et puis, le moment fatal arrive. Un des mineurs juchés sur son vélo chute. Les quolibets et les insultes fusent du côté des ados stationnés sur le trottoir. Le jeune cycliste, objet des moqueries, envoie son engin, sur ceux qui le raillent. Ils sont plus nombreux. La bagarre éclate dans la confusion. Des coups de poing sont échangés. Quelques jeunes du groupe principal calment le jeu dont Mamadou Fofana, originaire d’Aulnay-Sous-Bois Et l’irréparable arrive. Une lame sort d’une poche d’un des jeunes cyclistes et transperce le cœur de Mamadou.

A leur arrivée les secours ne pourront que constater le décès du jeune homme. Deux autres garçons du plus grand groupe sont grièvement blessés et sont encore en observation. Quatre jeunes de 19 et 20 ans, originaires d’Athis-Mons sont en en garde à vue. Ils sont connus des services de police pour vols et agressions.

Selon les riverains, ce genre de bagarre entre bandes n’arrive jamais dans ce quartier plutôt tranquille. Les policiers qui pensaient au départ à une rixe entre bandes rivales se dirigent maintenant vers une autre explication, beaucoup plus simple. Et, de fait, beaucoup plus difficile à admettre : cette tuerie n’est due qu’au hasard.

 

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