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La mort volée de Chantal Sébire

Chantal Sébire est cette femme de 52 ans dont le visage est défiguré par une tumeur incurable qui la fait atrocement souffrir. La presse en a largement parlé. Chantal Sébire n’en peut plus. La semaine dernière, elle a déposé une requête devant le Tribunal de grande instance de Dijon pour obtenir le droit d’être euthanasiée. Requête qui a été rejetée. Chantal Sébire veut mourir avec les siens. Sa mort lui appartient.

Selon TF1, « Le tribunal de Dijon doit se prononcer ce lundi. D’ores et déjà, Bernard Senet, un médecin généraliste du Vaucluse, membre de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, a accepté d’aider Chantal Sébire à mourir, à condition que la justice le permette. Mais, la semaine dernière, le procureur de la République a requis "l’irrecevabilité de la requête". Pourtant, Chantal Sébire refuse toute fin de non-recevoir, qu’elle vienne de la justice ou du gouvernement. "Je n’accepte plus la souffrance qui perdure", a-t-elle affirmé vendredi matin sur RTL. Samedi, elle a en tout cas laissé entendre qu’elle ne ferait pas appel si sa demande était rejetée lundi ».

« Elle l’a dit, elle veut mourir comme elle le souhaite : auprès des siens, et non pas dans une longue agonie médicalisée. Mais la loi Leonetti, votée au printemps 2005, est très claire : elle ne peut s’appliquer à elle. Le législateur en a longuement débattu, et il n’a pas voulu ouvrir la voie au suicide médicalement assisté. Mais il a autorisé le "laisser mourir". Si le malade est en fin de vie, il peut demander l’arrêt de tous ses traitements - y compris l’arrêt de l’alimentation ou de l’hydratation -, il peut aussi demander qu’on le soulage de toutes ses douleurs, au risque même de hâter sa mort. Mais en aucun cas le médecin n’est autorisé à faire une injection pour délibérément provoquer le décès », précise Libération.

De son côté, l’archevêque de Lyon, Philippe Barbarin, a estimé « qu’il ne faut jamais légiférer sous le coup de l’émotion », rapporte Le Figaro.


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