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Accueil du site > Actualités > Actu en bref > La photo polémique d’Halimi : Choc peut rester en kiosque

La photo polémique d’Halimi : Choc peut rester en kiosque

Une photo en Une du magazine Choc qui montre Ilan Halimi ligoté, un pistolet sur la tempe a créé une forte polémique la semaine dernière.
 
Le parquet avait demandé le retrait des kiosques et relevait d’une action puisqu’il s’associait à la demande de la famille d’Ilan Halimi de retirer des kiosques le magazine Choc. Ainsi le juge des référés du TGI de Paris, Philippe Jean-Draeher, avait ordonné le retrait des kiosques de la revue Choc. Pour l’avocat de la famille Halimi, Me Francis Szpiner : « La famille ressent cette photo comme quelque chose de particulièrement intolérable », « La liberté de la presse à une limite ».
 
Mais revirement de situation jeudi : la cour d’appel de Paris vient d’annuler le retrait des kiosques du magazine Choc. Néanmoins la cour a donc ordonné "que soient occultées les cinq reproductions de la photographie". Le magazine s’expose à une astreinte de 50 euros par infraction constatée, sur la page de couverture, ainsi que sur quatre pages intérieures. Les magistrats ont considéré que la parution de ces photos « dénote une volonté de recherche de sensationnel, [qui] n’est nullement justifiée par les nécessités de l’information ». Ainsi la parution de la totalité du numéro n’est pas interdite mais seulement des images d’Ilan Halimi le visage couvert d’adhésif et un pistolet sur la tempe.
 
La parution de cette photo, en plein procès du « gang des barbares » a suscité de nombreuses questions autour de « l’atteinte à la dignité humaine », et du rôle de la presse à sensation dans notre société. Quelle est l’utilité de telles images pour les lecteurs ?
 
Me Claire Chaillou met en avant que « la publication de cette photo a une utilité » car le lectorat du magazine Choc, constitué principalement par des jeunes de 18-25 ans seront ainsi « informés et (...) touchés essentiellement par l’image ». Cette photo permettrait de sensibiliser les jeunes gens. Elle évoque par ailleurs que le retrait des kiosques est une « mesure d’une exceptionnelle gravité » et peut amplifier le bruit médiatique, effet inverse de celui recherché par le Parquet.
 
Rappelons que cette photo figurait dans le dossier d’instruction des membres du "gang des barbares" composé de Youssouf Fofana et de 26 autres jeunes qui sont soupçonnés d’être impliqués dans l’enlèvement et la mort d’Ilan Halimi. Le garçon avait été enlevé le 20 janvier 2006, croyant avoir rendez-vous avec une jeune femme, qui servait en réalité d’appât. Il a été séquestré et torturé dans une cité de Bagneux, dans les Hauts-de-Seine. Ilan Halimi était décédé pendant son transfert à l’hôpital après avoir été retrouvé le 13 février.
 
Me Malka a annoncé son intention de se pourvoir en cassation car même si ce n’est pas une interdiction totale de parution, cette interdiction partielle « aboutit au même résultat qu’un retrait » car « on ne peut rapatrier tous les numéros, les modifier un à un et les remettre en kiosque ».

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