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La turbulence Chevènement

Jean-Pierre Chevènement a décidé de faire « turbuler » à nouveau le système, et sera candidat à l’élection présidentielle : il considère que le projet socialiste est « ambigu, insuffisant voire dangereux », et qu’il est dès lors de sa responsabilité que les électeurs se voient « présenter une offre convenable » pour voter. Il aurait rassemblé plus de trois cents parrainages d’élus, retenu des locaux de réunion, a lancé un site Internet dédié, bien amorcé le travail préparatoire d’une campagne présidentielle qu’il a déjà expérimentée en 2002, obtenant 5,33 % des suffrages. Les relations avec le Parti socialiste n’ont pas été de nature à le dissuader : Georges Sarre a vivement souligné « l’indignité » de la proposition de trois ou quatre sièges de députés réservés au Mouvement républicain citoyen pour les prochaines élections législatives. Le Parti socialiste semble négliger cette candidature qui s’inscrit en opposition à son programme.

La « voix utile », selon Jean-Pierre Chevènement, tracera trois pistes politiques essentielles : la refondation d’une Europe de peuples souverains, qui soit indépendante et active dans la lutte pour la paix mondiale ; la consolidation d’une éthique républicaine qui seule peut donner sens à l’engagement citoyen et confiance en une vie démocratique dans le cadre d’une nation ; une restructuration nécessaire de l’Etat pour progresser vers les deux objectifs précédents.

Ces axes politiques correspondent à ce qu’il a défendu depuis qu’il exerce des responsabilités, avec une âpreté qui l’a conduit à démissionner quand il était en désaccord avec les autres responsables politiques : c’était en 1983, quand, ministre de la recherche et de la technologie, s’est opposé à la politique d’austérité du gouvernement de Pierre Mauroy ; puis en 1991, quand il s’est dressé, en tant que ministre de la défense, contre l’engagement français dans la première Guerre du Golfe ; enfin en 2000, ministre de l’intérieur, il n’a pu cautionner les Accords Matignon, qui accordaient une reconnaissance aux mouvements nationalistes corses sans que la question de la violence ait été préalablement résolue.

« Ce sera difficile », a-t-il dit lors de l’interview sur TF1 en annonçant sa candidature, « mais je conquerrai mon espace ».


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