Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Actu en bref > La virilité, une vertu en politique française ?

La virilité, une vertu en politique française ?

Les chiffres montrent qu’en France, les femmes ne sont guère perçues comme un avenir de l’homme... Nous sommes au 84e rang dans le monde pour le pourcentage d’élues (au top six : le Rwanda, la Suède et le Costa Rica, puis Finlande, Norvège, Danemark), 21e sur 25 dans l’Union européenne A l’Assemblée nationale, l’Assemblée nationale compte 12,3% de femmes députés et le Sénat, 16,9%. Nous avions déjà un lourd retard relatif dans l’ouverture du droit de vote aux femmes...
La loi de juin 2000 a imposé aux partis politiques de présenter un nombre égal d’hommes et de femmes élections régionales, municipales (dans les communes de 3500 habitants et plus), sénatoriales (dans les départements soumis au scrutin proportionnel) et européennes, et a retenu le principe d’une pénalisation financière des partis désobéissants. Aux élections municipales de mars 2001, le pourcentage de femmes dans les conseils municipaux est passé de 22% à 47,5% ; notons que 10,9 % des maires sont des femmes, et qu’une seule région a une présidence féminine. Il est intéressant d’observer le nombre d’élues, car il ne suffit pas de présenter des candidates, certains partis ayant une fâcheuse tendance à leur attribuer prioritairement des zones de campagne électorale quasi perdues par avance. Les ministres ? Neuf au temps de la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, onze du temps de François Mitterrand, vingt-six dans le précédent gouvernement de Jacques Chirac. Une seule femme chef de gouvernement, en 1991.
Le projet de loi que Marie-Jo Zimmermann, rapporteure de l’Observatoire de la parité, a eu le sentiment d’imposer, prévoit des mesures qui seront appliquées à partir de janvier 2008 : une augmentation de 50% des pénalités financières (l’UMP aurait déjà acquitté 4,2 millions d’euros, le PS 1,6), l’obligation de parité dans l’attribution des postes de conseillers municipaux ou de vice-présidents de région, la création de postes de suppléants pour les conseillers généraux attribués à des personnes du sexe opposé à celui du titulaire, présentés comme un « vivier nouveau d’élues locales ». L’échelle intercommunale n’est pas concernée.

Dans la vie politique française il y a quelques niches de parité : la liste conduite par Michel Rocard aux élections européennes de mai 1994, les listes des Verts... Mais c’est à coups de bélier que l’équilibrage avance en France.


Moyenne des avis sur cet article :  2.33/5   (21 votes)




Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON




Palmarès