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Accueil du site > Actualités > Actu en bref > « Le Dieu du Carnage » de Yasmina Reza, la presse unanime ?

« Le Dieu du Carnage » de Yasmina Reza, la presse unanime ?

Quel drôle de titre : Le Dieu du carnage. Quel drôle de titre pour une histoire tirée du quotidien le plus banal. Ce quotidien dont est friande la dramaturge, romancière, actrice Yasmina Reza.

La nouvelle pièce de Yasmina Reza met en prise deux couples et leur fils. Selon France 2, « cette comédie conjugale à quatre voix, dont celles d’Isabelle Huppert, André Marcon, Valérie Bonneton et Eric Elmosnino, est une démonstration d’humour servi par un sens aigu de la formule ».

Le Monde, qui n’est guère enthousiaste, évoque ces deux couples, « les Reille et les Houllié. Ces derniers, Véronique (Isabelle Huppert) et Michel (André Marcon), reçoivent chez eux Annette (Valérie Bonneton) et Alain Reille (Eric Elmosnino). Ils ne se connaissent pas, mais ils ont une question à régler. Leurs deux fils, âgés de 11 ans, se sont bagarrés dans un square parisien. Ferdinand Reille a frappé Bruno Houllié, qui a eu deux dents cassées. Il s’agit pour les parents de se mettre d’accord sur la déclaration à l’assurance, mais pas seulement : les Houllié - Véronique surtout - veulent que les enfants apprennent "l’art de vivre ensemble". C’est, selon le quotidien, un bon début de pièce. Yasmina Reza pointe un travers de la société moderne : l’obligation de discuter collectivement au nom de la responsabilisation des enfants, jointe à la tentation de médiatiser le moindre conflit en recourant à une procédure quasi judiciaire. Dès leurs premiers échanges, les Reille et les Houllié se placent sur ce terrain. Pour les parents de Bruno, la "victime", Ferdinand était "armé" d’un bâton. "Armé ?", dit le père du "coupable", Ferdinand ? ».

Là-dessus, poursuit L’Express, « cette diablesse de Reza jette un grain de sable, oh, pas grand chose : et si le petit Ferdinand faisait des excuses à son malheureux camarade, lequel a perdu deux dents dans l’affaire ? A ces mots, le dieu du carnage soulève un œil. Et la fête commence à la manière d’un Lars Noren qui aurait le goût de la comédie. Car Reza, elle aussi, pratique la férocité, la destruction, le dépeçage des conventions, la catastrophe à tous les étages, intime, politique, sociale, parentale, etc., mais avec un rire franc et sec comme une volée de bois bien appliqué ».

Bref, chacun l’aura deviné, on met ce qu’on veut dans les pièces de Reza. Comme dans toutes les pièces d’ailleurs. Pour les uns, comme Le Monde, « ce quatuor a déçu. Non qu’il fût mauvais, de tels comédiens le sont rarement... mais il n’était pas explosif, à l’image d’Isabelle Huppert... la grande actrice avait l’air de se demander ce qu’elle faisait là ».

Pour d’autres comme L’Express, « Isabelle Huppert fonce sans restriction dans l’art de la comédie et y trouve une seconde nature, si ce n’est la vraie. De round en round, Yasmina Reza nourrit le dieu du carnage jusqu’à ce que seul l’essentiel subsiste : une voix mince au bord des larmes pour sauver ce qui reste ».

France 2 met tout le monde d’accord : « Maniant une langue accessible jamais vulgaire, Yasmina Reza maquille une pièce aux allures de boulevard en un propos d’auteur "à message" sur la solitude des êtres et leur inadaptation au bonheur ».


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