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Le directeur général de la DGAC détaille les possibilités de renforcement de la sécurité aérienne

PARIS (AP)

Près d’une semaine après le crash d’un avion de la West Caribbean Airways au Venezuela, le directeur général de l’Aviation civile française (DGAC) détaille les pistes pour renforcer la sécurité dans le transport aérien, tout en précisant qu’"il faut déjà faire appliquer les règles qui existent".

"Y a-t-il un autre système possible ?", s’interroge Michel Wachenheim, dans un entretien publié dans "Le Monde" daté de mardi. "Avant de contraindre davantage, il faut déjà faire appliquer les règles qui existent à tous les niveaux".

S’il reconnaît les "lourdeurs" de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et admet que "la circulation d’informations entre pays est faible", le directeur de la DGAC écarte toutefois un renforcement généralisé des contrôles effectués en Europe.

"Il faut éviter de glisser vers un système où chaque Etat dans lequel une compagnie fait escale serait amené à effectuer un audit approfondi", affirme-t-il. "Ce serait matériellement impossible".

Interrogé sur la nécessité d’une "liste noire" des compagnies à risque, à laquelle réfléchit la Commission européenne, M. Wachenheim estime qu’on "pourrait établir une telle liste". "C’est une décision politique", souligne-t-il, "mais pour la mettre en place, il faudrait des critères communs d’interdiction. Ce n’est pas encore le cas".

Quant à la diffusion de la liste des pays qui ne respectent pas leurs engagements en matière de sécurité, il s’agit là-aussi d’une "décision politique à prendre au niveau international".

Pour le patron de la DGAC, "la réactivité requise par le transport aérien doit venir des Etats, qui doivent s’organiser pour que les règles soient appliquées et négocier les uns avec les autres". Il faut également "aider les Etats défaillants à se mettre au niveau, et en attendant, prendre les mesures conservatoires nécessaires".

"On pourrait imaginer demander plus d’informations sur le personnel, la formation, aller jusqu’à un audit" pour les compagnies étrangères qui demandent au pays d’arrivée une autorisation de vol avant de créer un nouveau trajet, estime également M. Wachenheim. Il ajoute qu’une "réunion des directeurs généraux de la Conférence européenne de l’aviation civile (CEAC) aura lieu en fin de semaine prochaine" à ce sujet.

Enfin, il rappelle qu’un "système d’alerte" vient d’être notifié aux Etats-membres de l’OACI. "Lorsque l’OACI va constater qu’un pays ne respecte pas de façon régulière ses engagements, une information officielle sera communiquée aux membres", qui pourront alors "décider de la conduite à tenir, qui peut aller jusqu’à l’interdiction des compagnies de ce pays". AP


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