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Accueil du site > Actualités > Actu en bref > Le logiciel Ardoise est en train d’être amélioré

Le logiciel Ardoise est en train d’être amélioré

Michèle Alliot-Marie vient de préciser  que le célèbre logiciel Ardoise (Application de recueil de la documentation opérationnelle et d’information statistique sur les enquêtes), récemment attaqué par plusieurs associations de défense des droits de l’Homme, était « en cours de modification » afin de permettre la seule « caractérisation de l’infraction ».

Mme Alliot-Marie a précisé à l’AP que la nouvelle mouture du logiciel allait « distinguer entre ce qui relève d’une qualification de l’infraction et ce qui relève de la personne » victime. « L’idée, c’est d’avoir dans ce fichier deux entrées : une entrée qui permet la caractérisation de l’infraction et une deuxième entrée qui permet la caractérisation de la personne. Par exemple, on ne fera plus apparaître que quelqu’un est homosexuel, cela ne nous regarde pas. En revanche, si le délit, l’agression, est homophobe alors cela apparaîtra dans la qualification de l’acte et non plus dans la qualification de la personne. Il ne s’agit pas de ficher ou d’avoir des fuites ou un manque de discrétion sur un certain nombre de caractéristiques des personnes ».

En d’autres termes, Ardoise n’intégrera plus de détails sur les orientations sexuelles, les handicaps ou les appartenance politiques et syndicales des personnes fichées.

Le logiciel est donc en phase d’amélioration et sera d’abord testé prochainement pour ensuite être présenter à la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) afin de recueillir son accord.

Le Collectif contre l’homophobie (CCH ) semble d’accord et prend acte « avec satisfaction et vigilance » des modifications annoncées. Pour eux ce changement d’attitude validerait les critiques relatives à l’inutilité, la dangerosité et l’illégalité des rubriques litigieuses. Néanmoins, le collectif demande à Michèle Alliot-Marie « d’apporter les preuves que les éléments personnels qui ont été collectés dans les 694 commissariats de police nationale dans lesquels le logiciel Ardoise a été illicitement utilisé, ont été détruits ».


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Babar

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