Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Actu en bref > Le nucléaire iranien, racines d’une ambition jadis encouragée

Le nucléaire iranien, racines d’une ambition jadis encouragée

 

Comme l’a répété le président Ahmadinejab mercredi, l’enrichissement de l’uranium est conçu comme « un droit de la nation » iranienne. Ce droit a été conquis de longue date et de haute lutte. Et c’est toujours en termes de rapport de forces que le désaccord est présenté : « Ils veulent utiliser la suspension à des fins de propagande et dire au monde qu’ils ont forcé l’Iran à l’accepter, ils font une erreur, et la nation iranienne ne cèdera pas sur ses droits ». Le Conseil de sécurité de l’ONU exhortait l’Iran de geler toutes ses activités d’enrichissement d’uranium, ce qui reste refusé. L’heure est à des négociations tendues entre d’un côté la Chine, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Russie, l’Allemagne, qui proposent des mesures de coopération économique et diplomatique en échange de la suspension, et de l’autre l’Iran, qui rappelle ses arguments : absence d’intention d’utiliser le nucléaire à des fins belliqueuses -ce qui serait d’ailleurs une conception anachronique : « Bombs are of little use today »-, défiance face aux promesses occidentales dans la négociation, ambition de s’intégrer aux puissances.

L’intérêt de l’Iran pour le nucléaire n’est pas récent. Quelques rappels : 1957, début de la coopération dans la recherche nucléaire avec les Etats-Unis ; ratification du Traité de non-prolifération de l’arme nucléaire en 1970 ; 1974, création de l’Organisation pour l’énergie atomique de l’Iran ; développement des achats auprès de firmes américaines de matériels nécessaires aux recherches (notamment sur l’enrichissement par laser). Les Etats-Unis sont les premiers à fournir un réacteur nucléaire de recherche plutinogène. La France, la Russie noueront aussi des relations avancées avec l’Iran.

Les premières tensions sont nées de l’absence de déclaration, par l’Iran, de ses activités, comme le TNP l’impose, et vont s’aggraver au fil de la détérioration des relations politiques entre les pays, particulièrement marquée à la fin de la guerre contre l’Irak en 1990. L’Iran se sent victime d’un ostracisme particulier, d’autant qu’après la Russie, la Chine et l’Inde s’éloignent, donnant priorité aux transferts de technologies nord-américaines et européennes. Les activités sont de plus en plus occultées, les relations avec le Pakistan s’intensifient (1987, signature d’un accord de coopération avec l’Agence de l’énergie atomique pakistanaise).

On peut lire sur Time  :
TIME : Why won’t you agree to suspend enrichment of uranium as a confidence-building measure ?

Ahmadinejad : Whose confidence should be built ?

TIME : The world’s ?

Ahmadinejad : The world ? The world ? Who is the world ? The United States ? The U.S. Administration is not the entire world. Europe does not account for one-twentieth of the entire world.


Moyenne des avis sur cet article :  3.89/5   (18 votes)




Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès