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Le Pen continue à penser que les chambres à gaz sont un détail de l’histoire

La news fait à nouveau scandale. En effet, Jean-Marie aurait répété dans un entretien paru dans le magazine « Bretons » que les chambres à gaz sont « un détail de l’histoire de la Seconde guerre mondiale ». Ces propos avait été déjà condamnés dans le passé par la justice française. Le parquet de Paris est en ce moment même entrain d’analyser l’interview afin de déterminer si son contenu est susceptible de recouvrir une qualification pénale.

Cela dit, Jean-Marie Le Pen précise qu’il avait interdit au magazine breton la diffusion de cet entretien par lettre recommandé il y a plus de 15 jours. Voici le passage « incriminé » qui a été publié ce vendredi :

« J’ai dit que les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire de la Seconde guerre mondiale : ça me paraît tellement évident. Si ce n’est pas un détail, c’est l’ensemble. C’est toute la guerre mondiale alors. »

Selon l’agence AP, l’entretien aurait été réalisé le 4 avril à Saint Cloud et aurait été envoyé le 14 au président du Front National pour validation. L’agence Associated Press a également joint  Richard Prasquier, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) qui considère ces propos comme négationnistes. 

Parmi les autres déclarations, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a précisé qu’elle « ne manquera pas de poursuivre ces propos qui ont déjà été condamnés ». De son côté,  selon le secrétaire général de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) M. Le Pen "ressort les poubelles de l’histoire".

M. Le Pen est coutumier de ces déclarations. En 1987, il avait librement affirmé que les chambres à gaz n’étaient qu’un point de détail de l’histoire. Et en décembre 1997 il à nouveau précisé qu’elles n’étaient qu’un détail. Il a été condamné les deux fois.

Même le MRAP, via son président Mouloud Aounit, est prêt à déposer une nouvelle plainte en affirmant toujours à l’AP : « Sa logique négationniste, c’est l’argumentaire de la création du doute, de la statistique macabre. On crée les conditions d’un débat sur les statistiques, tout ça pour créer les conditions du doute et atténuer les horreurs de ce crime abominable ».

Quelques heures après le début de la polémique, la fille même du leader du front National, Marine Le Pen, semble se désolidariser des propos de son père. Dans une déclaration à l’AFP, elle déclare qu’elle ne partageait pas la vision de son père :

« Je dis ce que j’ai toujours dit : je ne partage pas sur ces événements la même vision que mon père. Je crois que Jean-Marie Le Pen ne voulait pas créer cette polémique, puisqu’il a interdit au journal la publication de cette interview. Le journal est passé outre, du coup il ne voulait pas cette polémique mais elle existe ».

Au delà de l’histoire du « détail », ce qui a suscité beaucoup de critiques c’est l’échange entre la revue Breton qui précisait que l’on a "déporté des gens pour les amener dans des camps juste pour les faire tuer". Ce à quoi Le Pen a répondu : "Mais ça, c’est parce que vous croyez à ça. Je ne me sens pas obligé d’adhérer à cette vision-là. Je constate qu’à Auschwitz, il y avait l’usine IG Farben, qu’il y avait 80 000 ouvriers qui y travaillaient. A ma connaissance, ceux-là n’ont pas été gazés en tout cas. Ni brûlés."


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