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Le PS prépare l’après Hollande

Dans un an, lors du Congrès de 2008, le Parti socialiste changera de Premier secrétaire. Exit François Hollande. Après dix ans à la tête du PS, celui-ci doit passer la main. Mais à qui ?

Six personnalités du PS commencent déjà à faire chauffer le buzz : Pierre Moscovici, Vincent Peillon, François Rebsamen, Michel Sapin, Manuel Valls et Benoît Hamon. « Ces postulants, explique Le Monde, sont des outsiders dont l’ambition repose sur un pari : le duel attendu entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, les deux personnalités socialistes les plus populaires dans l’opinion, n’aura pas lieu. L’une comme l’autre, espèrent-ils, finira par renoncer à se hisser à la tête du PS dès le prochain congrès, faute de pouvoir l’emporter dans des conditions favorables ».

Il n’est pas dit que ce pari soit gagnant. S’il l’est, le Premier secrétaire devra être une personnalité consensuelle capable de redonner du sens à un PS à la dérive, navigant à vue des rives du MoDem à celles de la LCR. Il faudra aussi qu’il prépare le PS à la rénovation attendue pour 2010, date du prochain congrès, et apte à présenter un candidat aux présidentielles de 2012 qui fera l’unanimité.

Bref, le futur Premier secrétaire du PS fait pour l’heure figure de mouton à cinq pattes qui devra être capable de remplacer un autre mouton, noir celui-là, François Hollande « dont l’autorité est de plus en plus battue en brèche », souligne Le Monde, y compris par certains ténors historiques du PS comme Michel Rocard.

Celui-ci déclarait hier mardi 27 novembre, au Journal du dimanche que François Hollande dès le Congrès du Mans de 2005 aurait pu positionner le PS sur une ligne social-démocrate : « Trois des motions sur les cinq proposées disaient clairement que nous étions en économie de marché et que nous voulions l’améliorer. Cela devait suffire à clarifier la situation. Or, Hollande a poussé la direction, qui a accepté par couardise, à faire la synthèse. Ce qui oblige le PS à ne parler qu’à l’unanimité et rend impossible de dégager une ligne entre les pro et anti-européens, ceux qui veulent une rupture avec le marché et ceux qui veulent des aménagements. François a choisi la synthèse paralysante et c’est un grand tort ».


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