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Le scanner, bon pisteur de cancers naissants


Pour la première fois une équipe médicale recommande l’utilisation du scanner pour la détection de cancers du poumon, déterminante si elle intervient lors des premiers stades de développement de la maladie. Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine daté du 26 octobre montre que sur 31 567 sujets, examinés de 1993 à 2005, 484 diagnostics de cancer ont été établis, puis confirmés par une biopsie ; dans 85 % des cas la tumeur était de stade clinique 1. Au cours du mois qui a suivi le diagnostic 302 patients ont été opérés, ce qui a considérablement augmenté leur pronostic de durée de vie. Les équipes encadrées par l’Université Cornell de New York deviennent optimistes : « Le dépistage par scanner spiralé est capable de détecter le cancer du poumon au stade 1 quand il est encore curable par la chirurgie chez une grande proportion de personnes. » Actuellement 16 % des cancers du poumon sont détectés aux Etats-Unis au stade peu avancé.

Les réticences jusqu’à présent étaient liées à la difficulté de distinguer les tumeurs malignes des pathologies autres, et aux risques spécifiques liés à toute intervention chirurgicale, parfois induite par un faux diagnostic de cancer. Le coût n’est pas rédhibitoire : « Le coût d’un examen est d’environ 200 dollars et celui de la chirurgie pour tumeur pulmonaire au stade 1 est de moitié inférieur à celui du traitement d’un stade plus tardif de la maladie. Nous considérons donc que le rapport efficacité/coût du dépistage est très favorable  », indique le Dr Claudia Henschle qui pilote l’étude américaine. La recherche a été soutenue financièrement par plus de vingt groupes et associations, dont l’American Cancer Society, dont un représentant a affirmé : « Cette étude nous conforte dans le fait que le scanner peut permettre de sauver des vies. » Actuellement 1,3 million de personnes meurent chaque année dans le monde de cette maladie.

En France, une équipe du Pr Antoine Flahault s’est engagée dans un projet de dépistage précoce du cancer du poumon sur un ensemble de 40 000 personnes, mais les financements font défaut. Par ailleurs la France est mal équipée en scanners : selon les chiffres Eco-Santé OCDE 2005, le nombre d’appareils par habitant « y est moins élevé en 2003 que dans la majorité des pays de l’OCDE », deux fois moins qu’en Allemagne, Belgique, Italie, trois fois moins qu’aux Etats-Unis, huit fois moins qu’au Japon. La situation est moins favorable pour qu’un tel protocole de dépistage soit mis en place.


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