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Le sel en procès

C’est un procès qui ne manque pas de sel. Il s’ouvre aujourd’hui et confronte un chercheur de l’Inserm à l’industrie agro-alimentaire. En dénonçant l’excès de sel dans les aliments ce chercheur a osé dire tout haut ce que tout le monde sait. Mais pour l’industrie agro-alimentaire, c’est de la diffamation.

« L’affaire remonte à 2006, rapporte L’Express, quand Pierre Meneton, chercheur à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, dans une interview sur l’excès de sel dans les aliments, s’en prend au "lobby des producteurs de sel et du secteur agro-alimentaire industriel", selon lui "très actif", qui "désinforme les professionnels de la santé et les médias". »

Voilà pourquoi le comité des salines de France l’attaque en diffamation, aujourd’hui jeudi 31 janvier, devant la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris.

Pierre Meneton est serein. Il n’a pas fait sa déclaration au hasard. De plus il est fort probable qu’il ait l’opinion publique derrière lui. « Je démontrerai que cette phrase est juste, et qu’elle souligne les problèmes liés au lobbying en général » explique-t-il à L’Express, précisant que l’abus de sel fait chaque jour plus d’une centaine de morts.

Selon l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), « une consommation d’au moins 2 g de sel par jour est nécessaire. Celle des Français est en moyenne de 9 à 10 g par jour, soit 5 fois supérieure à cette recommandation et plus d’un Français sur 5 dépasse 12 g par jour. Selon des études menées par l’Agence une surconsommation de sel (plus de 12 g/jour) pourrait être néfaste ».

Tout le monde reconnaît donc que l’excès de sel est nuisible à la santé. Le combat de Meneton est quant à lui dirigé vers l’industrie agro-alimentaire qui selon lui sale les aliments à l’insu des consommateurs.

Pour lui, précise L’Express, « les mécanismes pour le sel sont "les mêmes que ceux déjà décrits pour le plomb, l’amiante et le tabac", avec "des pouvoirs publics passablement inertes" et "une certaine désinformation". Et des "lanceurs d’alerte" sans aucune protection ».




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Babar

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