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Les arts décoratifs, une histoire de la vie

 

En 1905, c’est le président de la République, Emile Loubet, qui inaugurait, traversant une allée bordée de deux haies de vases en porcelaine de Sèvres, le Musée des arts décoratifs, dont Napoléon I avait eu l’idée. Aujourd’hui, c’est à une deuxième inauguration que les visiteurs sont conviés, tant les travaux ont été importants - sécurité, conditions de conservation, esthétique de la disposition.

Installé dans le pavillon Marsan du Musée du Louvre, accessible par la rue de Rivoli ou par le jardin des Tuileries, il présente sur 9000 m2 plus de 6000 objets de la vie, pour montrer
« l’histoire à travers ses témoignages du quotidien », l’évolution de nos habitudes, et familiariser avec des « arts qui poursuivent la réalisation du beau dans l’utile. »

Un parcours chronologique permet de passer du Gothique international au Goût de la ruine et du voyage, au Noirs et nacre, au Métal dans le mobilier, à L’esprit Cocteau... (Liste complète).

Un autre parcours, thématique, invite à se poser des questions qu’on ne se pose pas tout seuls... « A quoi sert une chaise ? ». Une salle de chaises, qui sont bidets, voyeuse, prie-dieu, bascule... avec les divers codes sociaux de leur utilisation. Et des « periods rooms », reconstitutions attentives de salles d’époque, une chambre médiévale, une salle de bains arts déco... Les « ambiances recréées » sont « des invitations à la rêverie », dit-on.

Et des bizarreries aussi, l’utile aussi peut être bizarre : le plus vieil objet de la collection, un aquamanile du XIIe siècle, une petite carafe en métal en forme de personnage fantastique, ou la plus grande commode du XVIIIe siècle français, qui mesure 2,80 m de long, créée pour la princesse de Conti.

Le musée doit essentiellement sa richesse à des mécènes, très nombreux, surtout entre 1920 et la Deuxième Guerre mondiale. L’un d’entre eux : Jacques Doucet, celui-là même qui avait acheté à Picasso Les Demoiselles d’Avignon, en 1910.


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