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Les cyberplaintes bientôt sur votre commissariat virtuel

Le projet est dans les tiroirs depuis novembre dernier (voir Agoravox). C’est maintenant effectif : avant l’été les citoyens pourront porter plainte sur un portail du ministère de l’Intérieur. Michèle Alliot-Marie, la ministre de l’Intérieur, ne l’a pas encore dévoilé officiellement.

Il s’agit pour l’instant d’un rapport confidentiel émanant de la police des polices. Selon Le Figaro, « cette mesure sera l’une des innovations majeures de la loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Lopsi) qui arrivera au Parlement juste après les municipales ».

Ces plaintes, en réalité il s’agit de « préplaintes », ne concerneront que les vols ou les actes de vandalisme. Ce système est déjà mis en place dans certains pays européens comme l’Espagne ou l’Italie.

A ceux qui s’inquiètent des délations possibles, le ministère de l’Intérieur répond que le système offre toutes les garanties en prévoyant « que la procédure proscrive toute dénonciation anonyme. Il s’agira essentiellement de plaintes contre  X ». Le dépositaire de la plainte devra s’identifier notamment en donnant son numéro de carte d’identité.

Ensuite la victime pourra cocher « des cases correspondant au type d’infraction déclarée et au montant estimé du préjudice. Elle devra remplir un champ libre pour décrire les circonstances du délit. Une fois validée, la fiche sera transmise à un serveur informatique qui la redistribuera au commissariat ou à la gendarmerie concernés par les faits. Et c’est la police qui rappellera pour fixer le rendez-vous de la vraie plainte. La victime n’aura plus à attendre avant d’être reçue. Elle rencontrera un policier ou un gendarme qui aura préalablement étudié le dossier » explique Le Figaro.

La mise en oeuvre de cet outil est la première étape vers le commissariat numérique ou virtuel. Il sera par exemple possible « d’avertir l’usager des dernières tentatives de piratage en ligne des numéros de compte en banque des particuliers ou de cartes de crédit. Et donner des conseils aux parents pour protéger leurs enfants face à la menace pédophile qui s’étend sur la Toile ».

Premières conséquences induites par ce dispositif, la ministre de l’Intérieur craint de recevoir un afflux de cyberplaintes et que celles-ci n’augmentent fortement les statistiques...


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Babar

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