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Accueil du site > Actualités > Actu en bref > Les RG redoutent une nuit très agitée pour la saint Sylvestre

Les RG redoutent une nuit très agitée pour la saint Sylvestre

Selon Le Parisien qui cite un rapport confidentiel des RG (Renseignements généraux), les violences urbaines, qui ont duré trois semaines et ont touché 274 communes, n’ont été ni manipulées, ni organisées. La raison principale de ces différentes manifestations était le sentiment d’exclusion partagé par les fauteurs de troubles.

Pas de caïds à la tête des bandes. Pas d’islamistes non plus. À l’origine des incidents, ce sont des évènements perçus comme une injustice, notamment la mort de deux jeunes dans un transformateur EDF. L’éclatement d’une grenade lacrymogène dans une mosquée de Clichy-sous-Bois, ou nà proximité, a avivé une logique communautaire et identitaire.

« La France a connu une forme d’insurrection non organisée avec l’émergence dans le temps et dans l’espace d’une révolte populaire des cités, sans leader et sans proposition de programme », indique le rapport. « Les jeunes des cités étaient habités d’un fort sentiment identitaire ne reposant pas uniquement sur leur origine ethnique ou géographique, mais aussi sur leur condition sociale d’exclus de la société française », Le Parisien.

« Aucune manipulation n’a été décelée, permettant d’accréditer la thèse d’un soulèvement généralisé et organisé », estime ce rapport. « Aucune solidarité n’a été observée dans les cités (...) Les jeunes s’identifient par leur appartenance à leur quartier d’origine et ne se reconnaissent pas dans ceux d’autres communes », Nouvel Obs.

« Tout s’est passé comme si la confiance envers les institutions et aussi envers le secteur privé, source de convoitises, d’emplois et d’intégration économique, avait été perdue », écrivent les renseignements généraux, pour qui les cités se sont transformées en des « ghettos urbains à caractère ethnique », L’express.

La montée de l’islamisme radical en France a préoccupé tous les Français. Le problème des banlieues a ainsi été négligé. Le coût des violences pourrait être supérieur à 250 millions d’euros. 50 millions d’euros pour la seule Seine-Saint-Denis.

Le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, avait déjà souligné, le 3 novembre dernier, que les violences urbaines du 2 novembre n’avaient « rien de spontané », qu’elles étaient « parfaitement organisées ».

Concernant les expulsions des étrangers impliqués dans les violences urbaines, ce mercredi matin, l’un des jeunes émeutiers, âgé de 22ans, comparaissait devant une commission d’expulsion du tribunal de Pontoise, dans le Val d’Oise. Il serait coupable de « violences volontaires aggravées sur agent de la force publique ». Un autre étranger, âgé de 19 ans, est aussi visé par une procédure d’expulsion dans le cadre des violences urbaines. Il est accusé d’avoir brûlé quatre voitures.

Les renseignements généraux craignent désormais la nuit de la saint Sylvestre, qui risque cette année d’être particulièrement sensible.


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