Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Actu en bref > Les risques d’extension de la grippe aviaire jugés préoccupants par (...)

Les risques d’extension de la grippe aviaire jugés préoccupants par les experts de l’UE

BRUXELLES (AP)

Les experts vétérinaires de l’UE ont estimé jeudi que les risques d’extension aux pays de l’Union de l’épidémie de grippe aviaire apparue en Russie étaient un motif de "préoccupation grave", et la Commission européenne a appelé les Vingt-Cinq à renforcer leur surveillance.

La Commission a promis des fonds supplémentaires pour détecter la propagation éventuelle de la maladie et a convoqué une réunion spéciale qui se tiendra dans quelques semaines pour coordonner les efforts de surveillance. "Nous voulons faire le maximum pour éviter que cette épidémie dévastatrice ne gagne l’UE. Nous continuerons à surveiller étroitement la situation", a affirmé le commissaire à la Santé Markos Kyprianou.

Les experts de l’UE se sont toutefois prononcés contre l’instauration de nouvelles mesures dans l’immédiat. Ils ont jugé prématuré d’ordonner aux aviculteurs européens d’enfermer leurs animaux, comme l’a fait les Pays-Bas, alors que l’Union a déjà interdit les importations de volailles russes.

De son côté, le responsable de la santé publique russe a affiché un optimisme prudent jeudi, soulignant que l’épidémie de grippe aviaire qui a tué près de 14.000 volailles en Russie était stabilisée, mais que des mesures étaient nécessaires pour protéger le secteur avicole.

Guennady Onichtchenko a précisé que les mesures de quarantaine étaient déjà levées dans certains villages et que les experts tentaient toujours de déterminer si le virus avait touché la province de Kalmykia (sud). "Jusqu’à septembre, nous devons stabiliser la situation et réduire l’expansion (du virus) autant que possible avant que les oiseaux aquatiques ne s’en aillent", a-t-il dit.

La maladie a été détectée pour la première fois en Sibérie en juillet et s’est étendue à cinq provinces de la région et à un district de l’Oural, la chaîne montagneuse qui marque la frontière entre la partie européenne et asiatique de la Russie.

L’épidémie serait liée au passage d’oiseaux migrateurs infectés en provenance d’Asie du sud-est. Selon le ministère russe des Situations d’urgence, 130.000 oiseaux ont été abattus par mesure de précaution. Aucun cas humain de la maladie n’a été signalé.

M. Onichtchenko a toutefois prévenu que tous les continents risquaient d’être affectés par la maladie l’an prochain lorsque les oiseaux sauvages migreront. Certains experts de l’UE ont jugé que le risque que ces animaux ne transportent la maladie jusqu’en Europe était "faible". D’autres ont estimé que cela était inévitable, mais que le virus devrait pouvoir être rapidement détecté et éradiqué.

Philip Tod, un porte-parole de l’UE, a assuré que l’Union avait élaboré un ensemble de mesures au fil des ans visant à contrôler et combattre les épidémies de grippe aviaire, dont le virus H5N1 ne constitue pas un danger immédiat pour l’homme, sauf quand il mute. Il peut alors contaminer d’autres animaux et les humains. Selon M. Tod, Moscou a assuré l’UE que l’épidémie n’avait pas touché la partie européenne de la Russie.

Les Vingt-Cinq ont interdit l’importation des oiseaux vivants et des plumes en provenance de Russie et du Kazakhstan. Les Pays-Bas sont allés plus loin, ordonnant à leurs aviculteurs d’enfermer leurs volailles. Les Néerlandais ont déjà payé un lourd tribut à la grippe aviaire en 2003, avec 89 personnes infectées, un vétérinaire tué et 30 millions de poulets abattus. AP


Moyenne des avis sur cet article :  (0 vote)




Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON




Palmarès