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Accueil du site > Actualités > Actu en bref > Liberté en vue pour Jean-Marc Rouillan, ex-Action directe

Liberté en vue pour Jean-Marc Rouillan, ex-Action directe

Le tribunal d’application des peines de Paris a accordé un régime de semi-liberté à Jean-Marc Rouillan, ancienne figure du groupe armé d’extrême gauche Action directe. Le parquet ayant toutefois fait appel, la décision demeure en suspens. Pour l’ancien terroriste, qui a passé plus de vingt ans en prison, il faudra par conséquent attendre quelques semaines pour connaître le verdict final et éventuellement retrouver la liberté.

Dans le cas où Jean-Marc Rouillan retrouve la lumière du jour, il suivra un programme de réinsertion professionnelle chez l’éditeur marseillais qui a fait paraître ses trois livres. L’homme fort d’Action directe, qui ne regrette pas son passé, se verra interdire d’expression pendant un an, période durant laquelle il aura en outre obligation de reverser 30 % de son salaire au Trésor public.

Son avocat, Me Jean-Louis Chalanset, a confié tout dernièrement à Reuters que cette décision de justice lui semble tout à fait normale. « Après vingt ans de détention, une liberté me paraît tout à fait logique. Dans tous les pays d’Europe, des détenus de ce type ont obtenu des décisions similaires ».

Jean-Marc Rouillan, considéré comme l’ennemi public numéro un par les pouvoirs publics au milieu des années 1980, s’était réfugié dans une ferme du Loiret avec ses compagnons d’Action directe en se faisant passer pour des scientifiques belges auprès du voisinage. Reconnu et arrêté par la police en février 1987, Jean-Marc Rouillan a écopé de la réclusion à perpétuité, notamment pour complicité dans l’assassinat de l’ex-ingénieur général de l’armement René Audran et du PDG de Renault Georges Besse.

Les trois autres membres d’Action directe ont été condamnés pour les mêmes faits. Nathalie Ménigon, victime de troubles vasculaires cérébraux, s’est vue accordée un régime de semi-liberté le 19 juillet dernier. Joëlle Aubron, décedée le 1er mars 2006, avait été libérée le 16 juin 2004, et Georges Cipriani est toujours en prison, où il souffre de troubles psychiatriques.


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