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Lutter contre les hépatites, une priorité

Avec deux millions et demi de morts chaque année, les hépatites B et C représentent la 10ème cause de décès dans le monde. En France près de 300 000 personnes la contractent chaque année, mais une moitié l’ignore. La journée mondiale de lutte contre les hépatites entend sensibiliser le grand public à cette maladie mal connue et l’inciter à le dépister malgré les polémiques sur le vaccin.

« Pour leur première nuit, elle lui a offert l’hépatite B ». C’est le slogan qu’a choisi l’association SOS Hépatites pour sa campagne de sensibilisation. Celle-ci a débuté la semaine dernière à Lille, Marseille, Strasbourg, Paris et Lyon. Dans la capitale, on peut voir la campagne d’affichage dans le métro.
 
Des spots télévisés et radiophoniques, des dépliants dans les pharmacies font également partie de cette campagne. Le plan national de lutte contre les hépatites initié par le Ministère de la santé prévoit plus de cinquante actions de communication et vise comme objectif un dépistage de 80 % des cas d’ici quatre ans.

86 % des Français ont déjà entendu parler de l’hépatite. Pourtant 67% d’entre eux estiment être mal informé sur cette maladie qui se transmet sexuellement et par voie sanguine et tue chaque année 1300 personnes. On peut être atteint du virus de l’hépatite B ou C et l’ignorer.

« La polémique il y a quinze ans, sur les dangers du vaccin contre l’hépatite B, les erreurs faites en vaccinant trop largement des personnes qui n’en avaient pas besoin lors de l’apparition de ce vaccin ont contribué à rendre la problématique de l’hépatite B totalement taboue en France » souligne le Figaro. Pourtant c’est un grave problème de santé publique qu’il faut prendre à bras le corps. Même si l’OMS a démontré qu’il n’y avait aucun lien établi entre le vaccin et la maladie, la suspicion demeure.
 
Or souligne le Figaro, « les enfants qui ont échappé à la vaccination à partir de 1998 vont bientôt entrer dans la tranche d’âge des 20-30 ans », soit la période de risque maximal d’infection avec des conséquences dramatiques quant à l’évolution de l’épidémie.

Selon la même source une prise de conscience commence à se faire sentir. Un revirement qui confirme que « les campagnes audiovisuelles sont nettement suivies d’effets. La polémique a laissé des traces, mais lorsqu’on informe la population méfiante sur le vaccin, on finit le plus souvent par la convaincre ».

 

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